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Les différents types de radars


 Les différents types de radars
Qu'ils soient automatiques, mobiles, ou installés au coup par coup, les radars français sont de plus en plus nombreux sur les routes. Revue d'effectif !

Bon à savoir !
Les radars installés sur nos routes fonctionnent autour de deux technologies distinctes :
La première dite à effet Doppler repose sur l'émission d'ondes éléctromagnétiques qui ont pour particularités de se déplacer à vitesse constante (à la vitesse de la lumière). Le calcul de la vitesse d'un véhicule s'effectue en comparant les ondes émises à celles reçues en écho. C'est l'effet doppler. Cette technologie bien connue a un inconvénient : les ondes peuvent être facilement détectées et brouillées.

La seconde technologie connue sous le nom de LIDAR (light detection and ranging) repose sur un système de calcul de la distance séparant un véhicule d'un radar. Cela fonctionne par émission de fréquences différentes infrarouges. Le croisement de toutes les informations reçues en un temps très court permet de déduire la vitesse d'une voiture. Ce système beaucoup plus sophistiqué que le Doppler est utilisé par les jumelles mais aussi par les radars automatiques. Il n'est pas repèrable par les détecteurs de radar et encore moins brouillable.

Les radars fixes automatiques
Depuis le déploiement du dispositif de radars automatiques en France, plusieurs générations de radars ont été installées. Leur particularité est de fonctionner en toute autonomie sans le recours à un dispositif humain. Ils sont pour cela équipés de technologies numériques et d'un système de traitement automatique des données.
Leur sensibilité est généralement fixée à 5% au dessus de la vitesse autorisée. En deçà de 100 km/h elle est réglée à 5 km/h au dessus de la vitesse autorisée. Un conducteur roulant sur une portion de voie limitée à 50 km/h se verra donc flashé au dessus de 56 km/h, tandis que sur une portion à 130 km/h, il sera flashé à 138 km/h par le jeu des tolérances.
Quand un véhicule dépasse la vitesse autorisée, le radar décèle l'excès de vitesse et prend la photo automatiquement. La photo est ensuite cryptée et envoyée automatiquement et immédiatement au centre national de traitement via un réseau numérique. C'est le centre national de traitement qui va ensuite décrypter et lire la plaque d'immatriculation pour ensuite retrouver le propriétaire automatiquement et lui envoyer la contravention. Les radars automatiques fixes utilise le flash de jour comme de nuit. La puissance de l'éclair lumineux est théorique suffisante pour qu'un conducteur sache qu'il a été pris en défaut d'excès de vitesse.
Actuellement, quelque 1 500 radars automatiques sont sur les routes françaises. Pour compenser la rigueur du système et mieux faire passer la pilule chez les conducteurs, le gouvernement a choisi de rendre publique la carte des nouveaux radars. Cette carte est accessible sur le site internet de la sécurité routière (http://www.securiteroutiere.gouv.fr/data/radars/francentiere.htm)
A noter : La dernière génération de radars fixes automatiques est équipée d'appareils plus sensibles ce qui permet de photographier indifférement un conducteur en excès de vitesse sur une, deux ou plusieurs files. Ces radars sont reconnaissables par leur taille plus étroite et leur trois fenêtres superposées.

Les radars mobiles automatiques
Environ 30% des nouveaux radars automatiques sont mobiles. Plus petits que les radars fixes, ces radars utilisent la même technologie. Quand un conducteur est flashé, la photo est stockée sur un petit disque qui sera ensuite transmis par un gendarme ou un policier par ordinateur au centre national. Ces radars sont le plus souvent embarqués dans des véhicules break banalisés dont la vitre arrière fumée cache l'objectif et les deux flash. Les unités de gendarmerie en disposant peuvent ainsi se déplacer facilement pour mieux couvrir les axes routiers à risque.
Les radars automatiques embarqués à bord des véhicules de police ou de gendarmerie ne prennent pas toujours de photographies avec flash en plein jour. Il n'est donc pas toujours évident pour un conducteur de se rendre compte qu'il a été contrôlé en excès de vitesse.
Comme dans le cas des radars fixes, la sensibilité des radars mobiles automatiques est généralement fixée à 5% au dessus de la vitesse autorisée. En deçà de 100 km/h elle est réglée à 5 km/h au dessus de la vitesse autorisée. Un conducteur roulant sur une portion de voie limitée à 50 km/h se verra donc flashé au dessus de 56 km/h, tandis que sur une portion à 130 km/h, il sera flashé à 138 km/h par le jeu des tolérances.

Les radars laser (pistolet et jumelle)
A disposition des forces de l'ordre depuis 1997, les radars laser (sous la forme d'un pipstolet ou de jumelle) sont plus petits que les radars Doppler classiques. Installés rapidement, ils offrent une portée plus conséquente (de l'ordre de 400 mètres de plus que les radars classiques). Ces appareils ne prennent pas de photographies. Si un excès de vitesse est constaté, le véhicule devra être intercepté par les forces de l'ordre. L'utilisation de ces appareils implique donc que gendarmes ou policiers soient en poste fixe. Cette limite d'utilisation permet a priori de savoir avec un peu d'habitude les places « préférées » d'opérations de contrôle localement.

Les radars Doppler
Les radars Doppler sont les plus anciens systèmes mis à disposition des forces de l'ordre en France. Ils s'installent grâce à un trépied sur le bord de la route mais peuvent aussi être embarqués pour certains d'entre eux dans un véhicule. Ces radars classiques fonctionnent comme leur nom l'indique sur la technologie à effet Doppler. Cette technologie ancienne repose sur l'émission d'ondes électromagnétiques. Ils sont donc repérables avec des engins embarqués anti-radar. Leurs ondes peuvent être brouillées sans réel effort. Ces appareils peuvent être couplés à un appareil photo argentique ou numérique, ou au contraire nécessiter une interception des forces de l'ordre. Du fait de leur technologie ancienne ils sont beaucoup moins performants que les systèmes laser et proposent une portée largement inférieure.
 
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 Les commentaires

Par oneagain - le 18/12/2006
je ne crois pas que ce type de detecteur soit bien legal voir les articles art. L. 413-2 et art. R. 413-15 du code de la route

Par Erwann Meyer - le 20/03/2008 09:53
Pourquoi dites vous cela ? Il n'est pas question de detecteur de radar dans cet article ?
Merci de m'éclairer


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