Actu - Sécurité routière - Avertisseurs radars, ils changent de nom et de fonction!
Sécurité routière Dès le 29 novembre, les utilisateurs vont devoir changer leurs habitudes. Les avertisseurs de radars sont morts, vive les assistants d'aide à la conduite. Nous décryptons leur fonctionnement et les nouvelles alertes intégrées.
Avertisseurs radars, ils changent de nom et de fonction!
Si les mauvais chiffres de la Sécurité routière au printemps ont mis de l'huile sur le feu, la volonté de Claude Guéant était de prendre exemple sur l'Allemagne où les avertisseurs de radars, contrairement aux aides à la conduite, sont interdits. Mais face au tollé général, le ministre de l'Intérieur a dû revoir sa copie au début de l'été. En revanche, les fabricants n'ont eu alors d'autre option que de se conformer aux nouvelles exigences gouvernementales.
Le protocole signé entre les deux parties que nous nous sommes procuré est on ne peut plus clair : ne plus indiquer la localisation «précise » des radars , signaler les sections de voies dangereuses et les limitations de vitesse, diffuser des messages de prévention routière (lire encadré ci-contre) et mettre en place un dispositif de lutte contre l'hypovigilance dans la limite des contraintes techniques.
Reste le point essentiel, les notions de radars et d'avertisseurs de radars doivent disparaître du vocabulaire à compter du 29 novembre . En contrepartie, le ministère s'engage sur certains points : communiquer la localisation des zones dangereuses et des points de danger (ce que les préfectures n'ont pas encore réalisé), reconnaître la légalité de ces produits après certification par un organisme privé...
Moins précis
Dans les faits, qu'est-ce que cela va changer pour les utilisateurs ? Si, auparavant, les radars étaient indiqués par leur point GPS, les nouveaux appareils vont perdre en précision. Ainsi, un radar sera annoncé dans une zone de quatre kilomètres sur les autoroutes, deux kilomètres sur routes et 300m en ville (500m chez Coyote) au milieu de la zone. Toutefois, en se tenant au protocole, les fabricants ont adapté (avec une bonne dose d'interprétation) leurs produits. Ce qui, pour les usagers, réclame un temps d'adaptation. Une solution du «moins pire» qui satisfera en premier lieu les chauffeurs des véhicules officiel de l'État...
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Par Grégory Pelletier le 24/10/2011
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