Bonjour, Oui, sauf qu'il me semblait "avoir lu quelque part" qu'une cour de cassation avait considéré que le fait de ne pas recevoir le 48 (à ne pas confondre avec le cas d'un 48S)(et à ne pas confondre non plus avec le défaut d'information légale avant que le retrait de points ne soit effectif) n'était pas un motif substantiel d'annulation d'un retrait de points… Au motif, justement, que vous aviez déjà eu l'information préalable de l'existence de ce futur retrait de points. Autrement dit, la formalité consistant seulement à |u]confirmer|/u] le retrait n'avait rien de substantiel. Cela dit, ça ne coûte rien d'essayer, mais en le faisant par référence à ces deux courriers, ça voudra bien dire qu'on confirmera les avoir reçus, ce qui ôtera toute possibilité de contestation ultérieure sur ces points-là, et que, les ayant reçu, ils ont révélé l'existence d'une autre perte de points. Ce qui, d'une manière ou d'une autre, reviendra à vous avoir informé de l'ensemble de ces retraits… Donc, je doute que ça marche… et je commencerais d'abord par vérifier soigneusement si ça ne risque pas de "me couper l'herbe sous le pied"…
Je rappelle, en résumé et en gros (sous les réserves habituelles...), que les deux seules informations légales et obligatoires sont - le fait que, lors d'une infraction entraînant retrait de points, quand bien même vous feriez l'objet d'une amende forfaitaire ou d'une composition pénale, toutes deux "mesures alternatives aux poursuites" (puisque le paiement de l'AF éteint l'action publique), vous subirez quand même un retrait de points comme si vous étiez passé devant un tribunal ou comme si vous aviez fait l'objet d'une ordonnance pénale (ce qui revient au même, puisqu'une ordonnance pénale est une forme de poursuite), que ce retrait de points sera identique à celui dont vous auriez fait l'objet en cas de poursuites et que, accessoirement, ce retrait de points interviendra à tel ou tel moment. L'obligation ne va pas jusqu'à donner le nombre de points en question. - le fait que votre permis a perdu tout ses points et, de ce fait, à perdu sa validité (48S). C'est d'ailleurs la signature de l'AR qui déclenche la suite des opérations.
Toutes les autres informations (ou leur absence) ont été considérées comme non substantielles par la cour de cassation, à ma connaissance. De même que la première information, qui en principe devrait être donnée au moment de l'infraction, reste apparemment valide si elle n'a été donnée qu'après, du moment que c'est avant que le retrait ne devienne effectif.
Le fait que, sur un avis de contravention, il existe une case "retrait de points" à cocher et qu'elle ne l'a pas été d'une manière ou d'une autre suffit normalement à admettre que l'information légale n'a pas été fournie (sauf info fournie par un autre moyen). Qu'en fonction des éléments ci-dessus, il faut éviter de contester sur ce point avant que le retrait ne soit effectif et ne le faire qu'après. Et, de préférence, en faisant comme si on n'avait jamais reçu ce fameux 48.
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