le Maire de Saint-Raphaël a écrit:
Si, par dérogation au L411-1 du CR et du L2213-3 du CGCT, j'ai autorisé les fonctionnaires de police à pouvoir stationner leurs véhicules personnels sur les emplacements réservés aux véhicules affectés à un service public, c'est pour au moins 3 raisons :
1°) J'évite ainsi que les fonctionnaires de police trouvent comme prétexte d'arriver en retard à la prise de service d'avoir eu à tourner dans le quartier pendant trois heures pour trouver une place. Cette mesure est donc bonne "pour les besoins exclusifs de ce service" car j'améliore ainsi leur temps de présence effectif ;
2°) Par ailleurs, j'ai expressément demandé aux forces de police de bien vouloir rentabiliser les magnifiques véhicules mis à leur disposition en allant patrouiller dans la ville plutôt que de rester vautrés dans leurs fauteuils à se tourner les pouces ou à jouer au tarot pendant les heures de service. De ce fait, les emplacements sont donc laissés vides la plupart du temps, ce qui, vous l'avouerez, n'en rend pas l'utilisation très optimale ;
3°) Pour ces mêmes raisons, vous avouerez aussi qu'il serait anormal que ces fonctionnaires mobilisent des emplacements accessibles à nos chers administrés, réduisant ainsi pour ces derniers les capacités de stationnement déjà très réduites dans notre belle ville, alors que des emplacements resteraient vides, sous prétexte qu'ils seraient réservés aux véhicules de service.
J'ajouterais, par ailleurs, que, lorsque lesdits emplacements sont laissés libres, il se trouve que certains de nos administrés trouvent un malin plaisir à s'y garer, comme ce fut encore le cas récemment vers 8h32, ce qui a douloureusement obligé l'un de nos agents à le verbaliser sur la base d'un "Stationnement genant sur emplacement reservé aux vehicules du service affectés à un service public. R 417-10 du CR - 35 euros.", ce qui fait que nous trouvons souvent ces places déjà prises quand on veut y garer nos propres véhicules de service... Donc, en les faisant occuper, préalablement et provisoirement, par les véhicules personnels de nos fonctionnaires, nous évitons ainsi ce genre de déboires, hélais trop fréquents et donc bien dans un but lié "aux besoins du service".
Je pense ainsi pouvoir dire que ma décision respecte fidèlement l'esprit des articles précités, dans le respect de l'intérêt collectif, en général, et du service public, en particulier, et ce, dans la droite ligne fixée par le cadre des besoins exclusifs de ce service et les missions dont il est investi.
Espérant avoir ainsi largement répondu à vos préoccupations bien légitimes, je vous prie d'agréer, cher Monseigneur Aléa, etc., etc.,