Bonjour, Ben, c'est surtout qu'il aurait fallu que votre auto-école où vous avez passé votre permis vous explique un peu mieux, pour que vous soyez prévenu d'avance. Dans un cas comme le vôtre, et dans l'ordre, il y a - une suspension administrative prononcée par le préfet, en tant que mesure conservatoire en attendant la décision du tribunal. Mais, elle ne peut pas dépasser 6 mois. Donc, si le tribunal traîne un peu du fait de sa surcharge, vous pouvez récupérer temporairement votre permis jusqu'à la décision du tribunal. - une suspension pénale supplémentaire éventuelle prononcée par le tribunal. Celle prononcée par le préfet vient en soustraction de celle prononcée par le préfet. Mais, elle n'entre en vigueur que quand on vient vous demander de rendre (à nouveau) votre permis. Il n'est pas prévu que vous la fassiez vous-mêmes spontanément sans rien dire à personne. Donc, vous avez eu de la chance que le préfet intervienne positivement, probablement parce qu'il a constaté qu'il avait toujours votre permis dans ses dossiers depuis le début. Ni le préfet, à ce stade, ni le juge ne s'occupent, et ne peuvent s'occuper, du retrait de points. Ensuite, - le retrait de points, qui est une sanction administrative indépendante de la sanction pénale, mais qui ne oeut être déclenchée qu'après une condamnation définitive, donc après le passage au tribunal. Là, c'est "telle infraction = tant de points". Et si 12 - X - X - X = 0, c'est l'annulation du permis par manque de points. Le service concerné étant, lui aussi, très chargé, l'annulation peut bien tomber, par coïncidence, à la fin de la suspension. En quoi est-ce aberrant ? Connaissant votre infraction (6 points) et sachant qu'il ne vous restait que 6 points sur votre permis (ou permis probatoire), vous saviez d'avance que vous alliez, tôt ou tard, perdre votre permis... Le fait qu'on ne puisse pas repasser le permis avant 6 mois est également une sanction (administrative) qui n'a pas de relation directe avec la peine de suspension (pénale). Le seul point sur lequel vous pourriez peut-être argumenter (ou tenter de) auprès du préfet, dans le même esprit, c'est que ce délai de 6 mois démarre à la date du 22 juin (mais pas sûr qu'on puisse "combiner" suspension et délai après annulation), puisqu'il avait déjà le PC en main à cette date et que, si j'ai bien compris, vous ne l'avez pas encore repris. A mon avis, ça ne marchera pas, mais ça ne vous coûte rien d'essayer.
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