Bonsoir,
Je réponds tout d'abord à vos questions et, ensuite, je vous en pose...
1-
Imposible de savoir ce que
le démontage des pièces accidentées va révéler...sauf à posséder un pouvoir divinatoire ou bien le don de voir à travers le
métal... (
Il vous est par contre possible d'éviter, au moins en partie, les mauvaises surprises. Pour cela, il faut,
avec l'accord et la collaboration de votre réparateur, utiliser des pièces de réemploi (pièces d'occasion) pour toutes
pièces à remplacer n'affectant pas la sécurité active et passive de la voiture (boucliers avant et/ou arrière, ailes, phare
etc...)
2-
L'expert n'est pas engagé formellement par sa première estimation qu'il aura pris soin de placer sous la
réserve que vous connaissez, à savoir :
"estimation AVANT démontage"...Attitude normale que l'on ne peut lui reprocher
!
3-
Un véhicule de "prêt" est, normalement, fourni par le réparateur. Si c'est le cas, c'est donc ce dernier qui
veut vous faire payer 20% du coût de la "location". Là encore, la démarche est normale s'il vous prête ce véhicule sans y
être tenu par un contrat quelconque entre vous et lui.. Dans ce cas,il pouvait tout aussi bien vous laisser vous débrouiller
tout seul...
Par contre si la charge de ces 20% vous est imposée par votre assureur qui, donc, prendra en charge les 80%
restant,, cela est inacceptable sauf si, lui aussi, peut faire état d'un contrat entre vous et lui prévoyant ce
partage.
Dans l'une ou l'autre de ces deux hyptohèses, ces 20% pourront et devront être réclamés au responsable de
l'accident. Il est absolument hors de question, pour vous, d'accpter la moindre minoration du remboursement devant vous
revenir sur ce poste.
Vous pourrez également réclamer à ce même adversaire, c'est à dire à votre assureur qui va
payer pour le compte du responsable :
- une indemnité de dépréciation de la voiture si, comme il semble, il y aura un
passage au marbre, opération qui, par ses contraintes sur le métal nécessaires au redressage des tôles font perdre à
celles-ci une partie de leurs qualiés primitives. En outre, vous devrez, car la loi vous y contraint, déclarer ces
réparations après accident à celui qui vous rachètera votre véhicule...Bien évidemment, cette déclaration va vous contraindre
à baisser la valeur de revente du véhicule. Ces deux inconvénients peuvent se chiffrer par un pourcentage forfaitaire que nos
tribunaux accordant cete indemnisation situent entre 10 et 15% du montant de la facture totale des réparations.
Ma
question, maintenant :
- Etes-vous assuré en tous dommages (assurance dite également "tous risques") ?
- Si oui,
assurez-vous, auprès de votre assureur, que ce dernier va traitier votre dossier sur la base du Droit Commun et non sur celle
des conditions de votre contrat. L'indemnisation sur la base du Droit commun (c'est à dire celui qui établit vos droit à
l'égal de tout citoyen) n'est limitée, à partir des justifications que vous pouvez produire, que par les textes légaux et
la jurisrudence s'appliquant à tous les justiciables alors que celles découlant du seul contrat sont, par définition,
limitées à celles prévues au contrat...
A votre disposition avc la Ligue Des Droits de l'Assuré (LDDA) en cas de
besoin.
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