Bonsoir,
J'ai donc réclamé 20 euros par jour par 30 jours plus 10 jours de recherche de véhicule à 20 euros, donc au total 700 euros.
Je ne vous demanderais pas où vous avez pu trouver quelqu'un pour vous dire que vous aviez un droit incontestable à cette indemnité.
J'en profite donc pour répéter aux lecteurs de ce forum, que contrairement à ce que peuvent en dire certains, cette indemnité est loin d'être systématique ! ( c/c post précédent )
Cette durée peut être due à des raisons bien éloignées de l'accident qui sont sans lien de causalité avec ce dernier.
Les juges ne suivent pas toujours cette argumentation. A fortieri un assureur dans un cadre amiable.
Pour illustration, l'aventure de cet internaute d'un salon voisin qui a été bien décu en suivant jusqu'au bout des conseils juridiques douteux.
Ayant attaqué Renault et son concessionnaire , ma voiture Safrane ayant eu sa BVA détruite aprés changement du capteur de pression d'huile '1,5 km après la sortie du garage ) le Tribunal a reconnu qu'il s'agissait d'un vice caché et condamné conjointement Renault et son concessionnaire . Mais mon préjudice n'a été estimé qu'à la valeur à la casse de mon véhicule soit 3000 Euros alors que l'Expert Judiciaire nommé par le Tribunal avait estimé la remise en état à 4600 Euros . La procédure judiciare ayant duré presque 2 ans mon véhicule a été immobilisé pendant toute cette durée . Malgré cela la Juge a rejeté ma demande d'indemnité de privation de jouissance
Illustration que cette indemnité n'est pas un droit reconnu de façon systématique par les tribunaux et que par conséquent elle peut parfaitement vous être refusé dans un cadre amiable.
En réalité, la jurisprudence est suffisament indécise pour laisser toute latitude à la transaction et à une indemnité au cas par cas.
Je me permets de citer à nouveau cet internaute qui apporte de nouvelles précisions à son affaire :
Tu n'as pas tout à fait raison . L'avocat m'avait assuré que si la responsabilité de Renault ou de son concessionnaire était reconnue par le Tribunal j'avais d'office droit
1°) au paiement d'une indemnité de privation de jouissance du véhicule entre la date de l'indisponibilité et la date de remise en état du véhicule ou du paiement de la condamnation . Soit dans mon cas presque 2 ans
2°)Au paiement de la remise en état du véhicule chiffré par l'expert judiciaire ; Car nous n'étions pas en droit des assurances mais en droit civil
3°)au paiement de mes primes d'assurances pendant la durée d'immobilisation
Ces éléments m'ont été confirmés par les services juridiques de l'Automobile Club et de Auto Plus ainsi que par d'autres conseils juridiques
Dans ces conditions l'affaire méritait d'être plaidée ; Ceci m'avait permi de demander une indemnité de dommages et intérets de 10 000 Euros (limite du Tribunal d'Instance),l'indemnité de privation de jouissance d'après l'Automobile Club se situant dans la fourchette 7 à 15 Euros par jour et même à 20 Euros par jour selon la ligue de défense des Assurés .
Malheureusement la Juge (dont le comportement durant les audiences était bizarre) n'a pas respecté la jurisprudence . La Justice est faite que pour réclamer recftification je dois aller en Appel Ce qui est impossible compte tenu des dépenses à engager . C'est la que le bas blesse . Je cherche si quelqu'un connait une autre possibilité .
Par expérience, je peux vous dire que l'indemnité de privation d'usage se situe plutot entre 8 et 15 euros par jour, lorsqu'elle est allouée ; mais elle peut être aussi totalement forfaitaire.
Concernant la durée, on retient généralement la durée technique de l'expert, ou une durée plus longue si elle est justifiée par la victime.
Dans le cas d'un véhicule économiquement irréparable, la date de réception du réglement est généralement retenue, si une durée excessive n'est pas du fait de la victime ou d'un tiers.
Vous ne pouvez donc, EN AUCUN CAS, retenir une date postérieure à la date du réglement principal.
Sachant cela, les questions à vous poser sont donc :
- Avez vous subi un réel préjudice du fait de la privation d'usage de votre véhicule ?
- Si oui, pouvez vous le justifier ?
- A combien l'estimez vous ?
- La proposition faite à ce titre par votre assureur vous semble elle correcte ?
- Si non, considérez vous que la différence entre le préjudice "rééllement" subi et l'indemnité proposé jusitifie de saisir le médiateur de la compagnie ou d'aller en justice ( et donc de s'engager dans une procédure longue voire couteuse ) ?