Bonjour,
Merci de votre réponse. Mais j'aurais encore besoin de vos lumières
Par contre, elle en aura sur la gestion du sinistre du côté de l'assureur dont le client roule sans permis. Il déniera toute garantie à ce dernier, l'absence de permis étant un des rares cas où cela lui est possible.
Le "sans permis" se retrouvera donc tout seul pour gérer :
- l'expertise
- sa réclamation pour ses préjudices matériels et corporels...
Mais alors, comment interpréter ces deux articles du code des assurances ?
Article R211-13
Ne sont pas opposables aux victimes ou à leurs ayants droit :
1º La franchise prévue à l'article L. 121-1.
2º Les déchéances, à l'exception de la suspension régulière de la garantie pour non-paiement de prime ;
3º La réduction de l'indemnité applicable conformément à l'article L. 113-9.
4º Les exclusions de garanties prévues aux articles R. 211-10 et R. 211-11.
Dans les cas susmentionnés, l'assureur procède au paiement de l'indemnité pour le compte du responsable.
Il peut exercer contre ce dernier une action en remboursement pour toutes les sommes qu'il a ainsi payées ou mises en réserve à sa place.
Article R211-10
Le contrat d'assurance peut, sans qu'il soit contrevenu aux dispositions de l'article L. 211-1 comporter des clauses prévoyant une exclusion de garantie dans les cas suivants :
1º Lorsque au moment du sinistre, le conducteur n'a pas l'âge requis ou ne possède pas les certificats, en état de validité, exigés par la réglementation en vigueur pour la conduite du véhicule, sauf en cas de vol, de violence ou d'utilisation du véhicule à l'insu de l'assuré ;
Ces articles ne s'appliquent-ils qu'aux victimes du côté adverse, le responsable étant considéré du côté de l'assureur visé dans ces articles ?
Et comment interpréter le dernier alinéa de cet article R211-10 ?
L'exclusion prévue au 1º de l'alinéa précédent ne peut être opposée au conducteur détenteur d'un certificat déclaré à l'assureur lors de la souscription ou du renouvellement du contrat, lorsque ce certificat est sans validité pour des raisons tenant au lieu ou à la durée de résidence de son titulaire ou lorsque les conditions restrictives d'utilisation, autres que celles relatives aux catégories de véhicules, portées sur celui-ci n'ont pas été respectées.
Cet alinéa ne pourrait-il pas être applicable dans le cas d'une suspension de permis ? (je reconnais que c'est un peu "tiré par les cheveux")(mais j'en ai encore assez pour m'y risquer !)
J'ai lu aussi, notamment dans un autre forum de juristes, que le simple fait de conduire sans permis valable rendait le conducteur responsable de facto au simple motif que s'il n'avait pas commis la faute, liée à la conduite d'un véhicule, de conduire sans permis, il n'aurait de facto pas dû se trouver là où a eu lieu l'accident. Coupable d'avoir été là alors qu'il aurait dû se trouver ailleurs, en somme.
Avec ce raisonnement, le conducteur sans permis valable serait, de ce fait, exclu du champ des victimes dont il est fait mention dans ces articles.
Que pensez-vous de cet argument (que, personnellement, je trouve un peu stupéfiant) et comment le contrer ?
Enfin, tout seul pas forcément. Il peut savoir, par exemple, que la Ligue Des Droit de l'Assuré (LDDA) peut le faire à sa place s'il consent à adhérer à l'association...
)
M'est avis qu'il y a certains avocats qui feraient bien d'y adhérer... 