Ben oui, j'en ai un peu marre d'être traité comme moins que rien par les forces de l'ordre lors du moindre contrôle de routine.
Ma question est donc la suivante:
Quelle est la peine encourue en cas de mouvement d'humeur non retenu dû à un énième mot de trop provenant d'un énième marshall du bitume lors d'un énième contrôle non fructueux pour les caisses de l'Etat ?
J'en ai carrément ras le casque de me faire pourrir l'existence à chaque interpellation par la morgue, la suffisance et le manque de respect dont font preuve 99 % des prédateurs de la route.
Et le pire de leur attitude se manifeste d'autant plus lorsque tout est en règle et qu'ils n'ont d'autre choix que laisser partir un criminel de plus dans la nature. Alors là, on dirait qu'ils font tout pour prendre une raclée qu'ils auraient déjà prise depuis vingt bonne minutes si un vieux respect de l'uniforme et la crainte de représailles avaient été moins persistantes. On a droit à des questions sur sa vie personnelle, où on va, qui on va voir, pourquoi, jusqu'à quand, si on est connu des services de police (j'en sais quoi, moi, pauvre débile ? C'est toi la police, fais marcher ta radio si tu veux le savoir...) pourquoi on roule en 1200 (t'as quelque chose à compenser ou c'est pour t'enfuir plus vite ?) etc, etc...
Donnez du pouvoir, une arme et le droit de s'en servir à n'importe quel mou du slip et ça devient le roi du poulailler. Ca tutoie dès le début, ça demande si on sait pourquoi on se fait arrêter (même si tu sais que tu es clean, et ben du coup t'as le doute...), ça te vient dessus te postilloner dans la figure (et comme tu ne recules pas ça s'énerve, ça crie et ça gesticule), ça appelle ses potes pour un oui pour un non, ça te promet tout un tas d'emmerdements que tu n'as rien fait pour avoir, ça fait le nerveux d'entrée de jeu pour que tu voies bien à qui tu as affaire (un pitre), ça joue les caïds en roulant de la menace (et pourquoi, bas du front, tu te sens en danger ?), ça tripote sa ceinture comme si ça le démangeait de t'en coller une au cas où, et surtout ça t'oblige à ravaler la haine qui te tord les boyaux et à te laisser dire de tout sans broncher. Et ça franchement maintenant j'en ai marre. J'ai 45 ans, une femme et deux gosses, un boulot avouable, une bonne tête de bonne vache bien solvable, je pense par conséquent qu'il n'est pas extraordinairement téméraire de ma part d'espérer la plus élémentaire des corrections de la part de types dont la mission et quand même au départ de faire chier leur prochain le plus légalement du monde.
Comme je pense néammoins que mon prochain contrôle se passera très mal, je réitère donc ma question:
Quelle est la peine encourue pour coup de nerf, existe-t'il un quelconque moyen de prouver qu'il y a eu provocations répétées, le tout en l'absence de témoins (sont pas trop crétins, non plus...), ou peut-on les prévenir de ce qui leur pend au nez sans que cela soit assimilé à des menaces ou de la rebellion ?
Merci de me répondre le plus objectivement possible en laissant de côté les appréciations personnelles concernant ma conduite.
Appel de phare de 250 kilos de ferraille et quatre-vingt cinq de bonne haine bien épaisse.