Bonsoir,
1- les pneus
Le principe défendu par la Cour de Cassation est que le responsable du dommage doit à la victime une réparation _intégrale_ du préjudice qu'il lui a causé. De ce fait, la Cour de Cassation a pu, réunie en Assemblée plénière (toutes chambres réunies donc) le 7/02/1986, décider que cette même victime ne devait pas avoir à supporter de frais de remise en état provoqués par une minoration de l'indemnité pour cause de vétusté. Sa conclusion : "Il n'y a pas lieu de tenir compte d'une enrichissement ou d'une quelconque vétusté"
Ce que la la Chambre criminelle de la Cour de cassation confirmait dans son arrêt du 4/11/87 aux termes duquel "si la réparation du dommage résultant d'une infraction ne doit procurer aucun profit à celui qui en est la victime, cette réparation ne peut davantage lui causer une perte et doit être intégrale".
Il faut, malgré ces textes, apporter un bémol lorsque l'usure, comme ici démontre que l'objet remplacé aurait dû l'être dans un avenir immédiat...
Alors je vous conseille de négocier une sorte de cote mal taillée en proposant de ne supporter que 50/60% de la somme restant à votre charge sur ce pneu.
Quant à l'autre, j'aurais tendance à le refuser sauf si un texte de loi oblige l'automobiliste dans votre situation à remplacer par un pneu neuf celui qui, non endommagé, équipe l'autre roue du même essieu. (Ce dont je doute...)
D'autant qu'on peut penser que ce pneu a, lui aussi, une vétusté égale à l'autre ce qui fait vraiment beaucoup...
2-
Jantes :
Là, je n'hésite pratiquement pas à vous dire que le tiers responsable n'a pas à subir les conséquences de ce qui se révèle être un choix malheureux dans l'équipement optionnel de votre voiture. Il vous doit le prix d'une jante au tarif actualisé de cette marque mais pas plus.
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