Version imprimable Sujets similaires Recommander cette discussion à un ami

idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 23 mars 2010 - #1044226 - La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonjour

je lance cette file dont l'idée m'est venue grâce à Yaya85. Le mérite lui en revient donc. sm6

Il n'est pas question d'aborder ici l'alcool au volant sous son aspect pénal (contraventions, sanctions, pour cela voir le forum droit pénal routier)
ni de faire un défouloir pour moralisateur en mal de cracher son venin, de régler des comptes qui amenerait des échanges d'insultes (auquel cas je m'efforcerai d'appliquer strictement et sèchement le règlement).

L'idée est que chacun puisse exprimer son vécu, ses interrogations, ses propositions pour mieux cerner le problème de l'alcool et de la route. Poser des questions aussi. Echanger quoi, c'est un peu ça le but d'un forum en général non?

Ca peut-être un lieu de débats et d'enrichissement personnel si on respecte les pensées de l'autre. On peut ne pas les partager et l'exprimer poliment, en évitant de rabaisser l'autre.

Je lance maintenant le débat en prenant comme sujet d'expérimentation le ci-nommé idiot gene (Idg pour les habitués) icon_smile

Je n'ai jamais été pris pour alcoolémie au volant.
Pourtant, pendant tout un temps, j'ai bu. Et j'ai conduit. icon_confused
Sans avoir d'accident heureusement (mais j'ai quand même abîmé deux jantes par imprécision en me garant icon_redface ).
J'ai donc eu de la chance. On peut le dire.

Depuis huit ans, je suis revenu à la consommation d'alcool que j'avais avant le début de mes ennuis, soit ZERO verre par an! même pas une bière, même pas une coupe de champagne aux 20 ans de mon fils!
Incapable d'ingérer cela. Même effet que si on me forçait  à bouffer une huître pourrie sm10
Et ça ne me manque pas, ne me fait pas envie, ne me dérange pas si  l'autre boit (pas la même chose avec la fumée icon_mad)

Vous pouvez donc vous poser deux questions légitimement:
1° pourquoi me suis-je mis à boire et comment j'ai glissé jusqu'à la bouteille de scotch/jour? icon_eek
2° comment ai-je pu en sortir?

vous pouvez en ajouter une 3° icon_wink
comment savoir que ce que je dis n'est pas l'oeuvre d'un mytho pour ne pas avoir honte de déballer ça en public? avec tous ces gens malintentionnés? tous ces flics (et je ne pense pas qu'aux FDO en disant cela) qui gardent et utilisent ces informations dans le but de faire mal.

Je vais commencer par la 3, ça sera plus simple et court.
Pas de preuve que je ne suis pas mytho icon_smile c'est à prendre ou a laisser
je suis aussi, peut-être, un peu idiot icon_mrgreen
mais je n'ai aucune gêne à ce propos icon_biggrin
et j'emmerde tout le monde, petits et grands, avec ou sans uniforme, cordialement, et cela depuis tout petit sm16

Hélas, pour en venir au 1°, on a beau être costaud, on a tous un point faible, exploité un jour ou l'autre par un(e) autre

Photo  - La frontière de l'alcool et du shit?
.
Dans mon cas, c'est  assez banal,comme pour beaucoup d'hommes, à cause d'une femme. icon_rolleyes
Une qu'on a décidé de respecter...et qui ne le mérite pas... et un jour, on commence par un verre pour se détendre... puis il en faut deux...puis 3 et de plus en plus pour obtenir une certaine décontraction, pour supporter l'insupportable, pour faire bonne figure, pour paraître, pour se donner une contenance...bref, on trouve toujours une (mauvaise) raison pour ne pas avoir le courage de dire ou faire ce qui est interdit: une grosse insulte dans la gueule et un pied au cul pour la foutre dehors. (he oui, l'alcool ne rend pas tout le monde violent).
Quand on le fait enfin, c'est trop tard, les avocats s'en sont mêlé et c'est la merde icon_rolleyes , il faut dès lors passer  des années avec les affres de la "justice".

Entretemps, on est devenu un peu..sm20.... et au boulot, il y en a toujours un(e) pour voir l'opportunité et l'intérêt de vous dégager .
Et comme par hasard, on vient d'atteindre la quarantaine... on fait donc partie des vieux, aujourd'hui... et dans ce monde ou la frime arrogante des jeunes cons règne en maître (avec Tapie et NS comme maîtres de cérémonie icon_cool ) ça devient plus dur à retrouver un job.

Alors, on écoute tous ces braves gens, ces gens si empathiques, si professionnels, qui ont des bons conseils (surtout s'ils sont payants n'est-ce pas icon_twisted ) qui vous font bien sentir que vous n'êtes qu'une merde, un pauvre type , que vous devriez lécher les bottes de tous ces sauveurs sm6  et revenir au prochain rendez-vous  sm12 $$$

et j'en arrive ainsi au 2° qui va battre en brèche tout ce qui se dit, y compris sur les sites gouvernementaux, y compris sur les rapports "d'experts" (pourtant pas inintéressants même si pénibles à lire) comme ici par exemple http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/IM … auxalc.pdf (merci JPal icon_wink ) y compris dans la presse, à la télé, par des hommes en cravate, en blouse blanche ou en pull écolo.

Non, l'alcoolisme n'est pas une maladie! non, il n'y a pas de maladie alcoolique!
C'est de la foutaise pour mieux asservir et écraser les usagers de l'alcool qui sont malades d'autre chose.
C'est une arnaque intellectuelle de croire et faire croire qu'on a un problème avec l'alcool.
L'alcool n'est pas un problème en soi (c'est l'usage et l'abus qu'on en fait qui en est un).
L'alcool n'est qu'un pansement, un cache misère, un mauvais médicament qui obture des problèmes précédents et qui en fabrique d'autres en conséquence.

L'alcool n'est qu'une excuse pour faire l'autruche sur des problèmes personnels, sentimentaux, sociaux, psychologiques bien plus profonds et durs à résoudre, ce que l'on a pas su faire de la meilleure manière avant.
D'ailleurs, les toubibs les plus malins sont ceux qui vont vous faire travailler sur vos problèmes personnels avant de pouvoir arrêter l'alcool (je dis "arrêter", pas ralentir, car la maîtrise est illusoire; l'alcool, c'est une drogue, moins dure que la cigarette ou l'héroïne, mais une drogue quand même).

Or, il y a des problèmes qu'on ne peut jamais régler (ni personne d'autre d'ailleurs). On peut remettre une jambe en plastique à un amputé, on ne peut pas lui remettre sa jambe aussi bien que ce qu'elle était avant la suite d'évènements qui l'ont fait disparaître.
Et quand bien même? on peut remettre une bonne prothèse en titane, mais si on picole toujours, on se pétera encore et toujours la gueule.

Donc, vaut mieux par commencer par le plus SIMPLE ( hé oui! choquant ce que j'écris!?) arrêter de boire du jour au lendemain!
C'est ce qui marche le mieux avec un résultat immédiat qu'aucun médecin ni aucune assoc type Alcoolique Anonyme ne peut faire (parce que ça ne va pas dans le sens de leur intérêt vital si vous voyez ce que je veux dire). Cela étant, je ne dis pas que leur façon de faire est  nécessairement mauvaise, elle est peut-être plus appropriée à votre personnalité et/ou cas. Vous avez peut-être plus le besoin du soutien et/ou du regard d'un collectif collectif pour vous surveiller qu'un leader à l'esprit indépendant. A vous de voir si vous avez besoin d'une béquille ou si vous vous sentez assez fort pour changer de vie tout seul. Un détour par ces structures-là (centres d'addictologie, d'assuétudes, A.A. que l'on trouve dans presque toutes les communes à côté ou loin de chez vous) peut vous motiver à les suivre ou , au contraire, à devenir assez fort pour vous passer d'eux. Dans tous les cas, la victoire finale (l'abstinence, la déprogrammation de ce mythe de faux bonheur, alcool = plaisir) ne dépend que de votre désir d'améliorer votre vie. Sans un minimum de volonté, si vous vous gardez une parcelle d'objection pour justifier un suicide auto-larmoyant à petite dose, une exception pour une fête, pour un copain de régiment, c'est comme avec la clope: vous replongerez.


Pourtant,s'arrêter de boire, ça ne fait pas mal contrairement à ce qu'on dit! C'est beaucoup beaucoup moins pénible physiquement et mentalement que le sevrage de la cigarette!. A titre de comparaison, mon expérience: la première fois que j'ai voulu arrêter mes 4 paquets de "gitane" jour, j'ai eu des vertiges très prononcés, fièvre pendant quelques jours, énervement et très mauvais caractère pendant plusieurs mois..plus 10kg de poids à chaque arrêt!... pas mal de fric dépensé en substitut nicotinique nécessaire, problèmes dentaires très onéreux à cause des chewing gum. Reprise d'une cigarette à la suite d'un gros énervement... replongé de plus belle pour refaire le retard de clopes...deux autres essais avant d'arrêter définitivement (sur 3 ans de pastille à la nicotine!) parce que c'était presque trop tard pour mes poumons qui sont de toutes façon limite (je préviens les pandores qui me font souffler dans le ballon que je risque la syncope par manque de capacités pulmonaires). Bref, 15 ans pour arrêter cette merde * de clope asphyxiante ( tiens, en passant, les fumeurs, faites cette expérience: retenez votre  respiration le plus longtemps possible tout en versant de l'acide chlorhydrique sur du béton ou des vieux outils rouillés et respirez un grand coup! vous saurez alors ce que ça fait pour un ex drogué comme vous lorsqu'il sent une clope à moins de deux mètres)

J'ai arrêté l'alcool un dimanche après-midi.
Après un bon repas chez un mauvais copain de beuverie. Parce que j'avais encore "soif" en sortant de chez lui. Je n'étais même pas bourré! Je n'avais même pas bu la moitié du seul verre d'apéro (un mauvais whisky), j'avais même pas bu le deuxième verre de son mauvais vin (alors que je lui avais apporté un grand cru la fois d'avant! icon_mad )
il n'y avait que la poire qui était bonne (c'est moi aussi qui l'avait amenée icon_rolleyes ) et j'en aurais bien repris une deuxième sm12 mais môssieur voulait faire sa sieste!
Je me suis retrouvé dehors en ce jour où les bars de mon bled sont fermés...oh, il y aurait bien eu "l'arabe du coin" pour combler le vide total (pas la moindre bière ou Monchéri) que j'avais préparé à la maison depuis un certain temps...mais finalement...elle était là cette occasion qui fait le larron!!!
J'avais pris la décision depuis longtemps. J'ai dit: cette poire était bien bonne et c'était la dernière et c'était la mienne, ça sera un bon souvenir!

Depuis longtemps, je savais que ça n'était plus supportable, ces lendemains de gueule de bois, que je ne faisais rien de bon de ma vie avec ces pochtrons du bistrot que je n'intéressais que parce que je leur rinçais la gueule. Peu importe ce que j'avais à dire (étaient-ils seulement capable de le comprendre? non). Peu importe le besoin d'amitié que j'avais pour combler ce temps libre forcé du moment que je remette la tournée ou que j'accepte là leur, pour les accompagner dans leur propre déchéance.

Le plus dur, le lendemain, ce fût justement de trouver autre chose comme passe temps. Ne pas aller au café picoler avec ces minables à qui je finissais par ressembler (car on est minable quand on a bu, même si ça n'est que le pastis ou le rosé du camping à midi). Que faire de mon temps -libre- ? icon_confused

N'importe quoi. Tout est bon. Rien n'est idiot du moment qu'on le fasse! Je me serais même peut-être mis à faire du vélo, ou aller à la pêche, ou à collectionner des mouches.
Je me suis remis à internet.
Après dix ans d'absence, celui-ci avait bien évolué. On commençait à y voir des choses intéressantes. Découverte d'une communauté virtuelle sur un premier forum. Re sociabilisation. Après tout, toutes les assemblées humaines  sont faites, pour beaucoup,  de bras cassés qui espèrent retrouver une chaussure à leur pied icon_mrgreen lorsque ça n'est pas juste cette saleté de fric.

Au troisième jour, c'était fini. Je n'avais plus de pensées spiritueuses icon_mrgreen , plus d'impressions de manque (pas physique mais surtout des "copains" plutôt que de la bibine).
J'étais reparti sur autre chose. Et j'avais des vieux problèmes à régler.
Cela a pris des années. Le temps passe. Certaines choses s'oublient, "on fait avec" les autres.
Le principal, c'est d'avancer vers quelque chose de nouveau si possible, de construire autre chose, ailleurs peut-être. Ne pas regarder derrière avec regret. Le passé appartient au passé, il est ce qu'il est. Ca ne sert à rien de vouloir le revivre...par contre, il ne faut pas oublier ses enseignements... pour ne pas le revivre justement.

Aussi, quand le copain est venu me relancer chez moi et a eu le culot de me vider une rasade du whisky (qu'il avait amené) dans mon coca lorsque j'avais quitté la pièce, il n' a pas compris pourquoi je lui ai réellement recraché à la figure! icon_eek
hé oui, sans l'aide d'aucun médicament, on peut en arriver à avoir cet effet de rejet, comme si l'alcool était une grosse merde bien dégoulinante! sm10 . Ne faites pas les âmes sensibles! l'alcool fait toujours vomir à un moment où l'autre, vous le savez pertinemment.

Voilà. Il est donc possible de s'arrêter tout seul. Si je l'ai bien fait, pourquoi pas vous? Ca n'est pas une "question de volonté", mais juste d'une chose irrémédiable à faire comme un suicidaire a un flash subitement. Sauf que là, vous ne vous flinguez pas, vous flinguez la bouteille... mais pas par le goulot icon_smile

La méthode est simple et gratuite.

1° prendre la décision de s'arrêter (longtemps à l'avance, s'il le faut c'est pas grave; pour cela, préparez les changements d'habitudes, faites une liste écrites des choses nouvelles que vous ferez, faites le bilan écrit des avantages et des inconvénients de picoler en étant méchant avec vous-même, comme si c'était votre pire ennemi qui se faisait un malin plaisir à faire votre procès...évidemment si vous vivez avec quelqu'un qui boit et qui ne veut pas s'arrêter ça risque d'être plus dur sm19 )

2° Sauter sur une occasion de le faire. (un départ en vacance ailleurs que d'habitude, partir avec d'autres gens etc, surtout pas de mauvais plan du genre: "le premier de l'an, j'arrête!" icon_rolleyes) choisissez le deux ou le 29/12 icon_smile ) Souvenez-vous que les fêtes à l'improviste sont souvent meilleures que les planifiées rituéliques obligatoires comme le nouvel-an.

3° Ne pas en faire une obsession culpabilisante ou pressée. Juste un but, comme si vous alliez vous payer un luxe, une jouissance paisible. Vous allez vous faire du bien icon_wink

4° Ne plus jamais faire marche arrière, ne jamais accepter un verre sous quelque prétexte ou influence que ce soit.
Transformez l'incompréhension de votre premier "non" poli à votre "hôte", qui vous dit que vous allez l'offenser si vous ne buvez pas, en offense agressive réelle! avec insulte polie mais irrespectueuse du genre " je t'ai dit "non", tu peux le prendre mal, je m'en fous, je ne te servirai pas de prétexte pour te cacher de ton propre alcoolisme! icon_twisted et si ça ne te plaît pas, je dégage, d'ailleurs, je me demande ce que je fous chez des loosers drogués comme toi!" Faites le à voix haute et intelligible, sans haine mais fermement, droit dans les yeux. Si vous le faites en public : Succès et admiration garantis icon_wink (une baffe aussi peut-être, mais là aussi vous serez gagnant socialement et l'autre encore plus enfoncé!)

Évidemment, préparez vous à vous séparer , sans regret, de ce faux "ami" et de ses semblables. De fait, si vous parvenez à tourner les talons sur le champ sans éclat de voix, sans vous énerver (ni honte) vous trouverez la réjouissante et délicieuse assurance que vous avez gagné sur tous les plans, surtout celle de votre propre estime de vous-même.

Vous ne perdrez rien d'autre que des mauvais compagnons. Vous gagnerez beaucoup. Vous réapprendrez, avec le temps, à vous amuser et à rire car on peut le faire sans alcool. Au moins on comprend pourquoi on rigole icon_smile (ce qui n'est pas le cas avec l'alcool et pire encore avec le shit ). C'est le moment d'apprendre la persévérance... comme à la pêche: patience et ténacité.

Certes, à cause de vos autres problèmes (dépression résultant de la perte de...? .., solitude, complexes, chômage etc) vous aurez peut-être quand même besoin d'un médecin et de ses poisons temporairement (car il faudra aussi un jour s'en passer pour retrouver une bonne santé). Mais ces problèmes seront d'autant mieux et plus vite résolus que vous ne boirez plus et que vous y ferez face en pleine conscience. Ca vous prendra plus de temps de vous passer d'antidépresseurs car il faut vraiment y aller progressivement, en décroissant les doses de ces saletés psychiques sinon graves dangers.

Et puis, il y aura un plaisir impayable! incommensurable! c'est le fait de pouvoir rigoler franchement quand un poulet vous demandera de souffler dans le ballon! icon_smile si dans un premier temps ils sont très dubitatifs, limite de mauvais poil, je constate qu'ils sont toujours contents quand ils voient sur leur appareil qu'on est vraiment sobre. icon_razz

Voilà.
Je ne vous ai pas parlé de mon meilleur ami d'enfance mort sur la rn7 des vacances à 10 ans, après l'heure de l'apéro, ni de mes deux autres copains du judo morts à 12 ans avec 6 autres blessés graves, tués en rang  sur le trottoir à 10 heures du mat' devant leur école par un ivrogne...parce que vous ne les avez pas connus...que cela ne les ramènera pas...ni d'autres choses qui pourraient attirer votre compassion...parce que, en ce qui me concerne, ça n'avance à rien et je n'ai pas été élevé à attendre de la pitié.

Je n'ai pas non plus honte de vous faire part de ma petite expérience et je n'en retire aucune gloire, car il n'y a vraiment pas de quoi (puisque ça n'a pas été difficile du tout).

Maintenant, pour les co..ards patentés qui voudraient me chercher des poux sur ce sujet parce qu'ils se croient à l'abri derrière leur écran, je leur réserverai une suite brutale comme dans la vraie vie sm35 (et je ne parle pas de l'arme atomique du modérateur!) icon_twisted

Pour lancer le débat, je reprendrai le * pour associer les dealers qui vivent de la mort des autres avec la cigarette comme avec l'alcool pour dire qu'il faudrait les poursuivre pénalement et fiscalement très fort. J'en parle à mon aise car j'ai connu, dans ma famille, la vente officielle et enrichissante de ces produits toxiques... ce qui les a tués aussi: cancer  du poumon, infarctus, et autres joyeusetés qui ont fait que les radio pulmonaires d'une non fumeuse font dire aux doctes hommes en blanc qu'il s'agit d'une grosse fumeuse!

Certes, les marchands de vins ont bien lessivé les cerveaux au cours des âges pour persuader le brave français que l'alcool était bon... mais avec les ravages sociaux et familiaux, le nombre de morts et de blessés que l'usage non-maîtrisable (et pour cause puisqu'on sait depuis quelques années qu'ils ont mis des produits de dépendance physique dedans) comment est-il possible qu'on n'aie pas encore fait de procès pour empoisonnement, mise en danger de la vie, trafic et autres chefs d'inculpation que l'on réserve aux dealers des cités, aux grands dirigeants et actionnaires de ces entreprises NATIONALES- svp- ?
parce qu'un de leurs employés fût ministre de  l'intérieur à la gueule aussi grande et sinistre  que son illustre sosie était comique?

Donc, qu'est-ce que les nouveaux défenseurs de l'ordre et de la morale bio-écolo attendent pour poursuivre et redresser les receleurs des profits produits par leurs saletés de drogues?

Enfin, c'est vrai qu'un bon Nuit Saint George ou Savigny les Beaune accompagne mieux  une côte de boeuf charolais qu'un coca... c'est vrai icon_rolleyes... mais on peut prendre aussi de l'eau à la place de cette saleté yankee pour mieux apprécier encore le goût naturel de la bête icon_mrgreen

voilà... je vous laisse la place, respectueusement sm6

un lien très intéressant, pour savoir où vous en êtes avec l'alcool http://www.alcoolinfoservice.fr/alcoome … cation.php

test de signature

Bidouyou
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Seine et Marne 
Inscrit le 15 juin 2008 
Messages: 8339 
Ma voitureCitroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012 Citroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012
Publié le 25 mars 2010 - #1046377 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Bidouyou

Bonsoir,

On ne peut que constater que ces dernières années, les ravages de l’alcool n’ont cessé de s’amplifier.

Le phénomène est de plus en plus prononcée chez les jeunes. Il existe une question sur laquelle il n’existe plus de réponse : « pourquoi je bois ? ». En effet, c’est devenu un effet de mode.

Je n’ai que 36 ans, et à ce jour aucune infraction au code de la route à cause de l’alcoolémie. Mais je ne cesse de constater qu’autour de moi, certain use et abuse de l’alcool sans même ce poser la question de ce savoir ce qu’il encourt et de ce qu’ils font encourir au autre.

Dans mon activité professionnelle, mes collègues et moi-même sortont de temps à autre pour des soirées payées par notre société. Je suis toujours atterré de voir mes jeunes collègues (20 à 25 ans), se « déchirer » la tronche à boire une bouteille de whisky à trois, le soir à minuit sur le capot d’une voiture et le tout sur un parking. De plus, d’autres éléments perturbateurs viennent se greffer dessus comme le canabis. Donc ces personnes prennent par la suite la volant sous l’empire alcoolique et sous l’empire de produit stupéfiant, ça me sidère !!!

Et quand on leur pose la question « pourquoi », il n’y a aucune réponse plausible. Il n’est pas rare n’ont plus de voir des personnes passées pour des nazes sont prétexte qu’il ne boive pas d’alcool, et cela devient donc un phénomène de groupe.

Je ne peux pas relater des faits vécus par le ravage de l’alcool au volant, car je n’ai heureusement été touché comme l’a pu l’être yaya, mais je ne peux que constater ce phénomène de plus en plus répandu, comme nous pouvons le voir sur les documentaires télévisées que certaines chaînes nous matraquent à longueur de semaine.

Maintenant je reste persuadés qu’il faille réprimer très sévèrement ce genre de comportement au volant, car entre les mains de ces personnes, la voiture se transforme en une arme de destruction massive. Car dans les textes, les sanctions encourues sont très lourdes (peine de prison, annulation du permis, et obligation de soin), mais peu suivi de fait. Il n’est pas rare de voir des mises en cause ne pas suivre l’obligation de soin, sans compter ceux qui continuent de conduire sans permis.

Il faut vraiment faire quelque chose pour « sauver » ces personnes de l’alcool, et faire comprendre aux jeunes, mais aussi au moins jeunes, que leur comportement est risqué, et qu’ils peuvent briser toute une famille par leur comportement irresponsable. Mais d’un autre coté, comment dire à un jeune de ne pas prendre d’alcool, quand la pinte de bière ou le verre de whisky est moins chère qu’un soft comme un coca ou un jus d’orange !!

Je finirais mon message en disant à toutes ces personnes qui ce reconnaissent ici, de ne pas voir un jugement de ma part, mais seulement qu’une prise de conscience est urgente.

Cordialement


idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 25 mars 2010 - #1046498 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonsoir

merci Bidouyou d'avoir exposé ton point de vue et fait part de constatations que beaucoup ont faites également, sans savoir comment trop dire et trop faire...car on passe effectivement pour des nazes et cie avec ces gros malins et malignes (car le nombre de femmes qui picolent grave est aussi énorme que les mecs...sauf qu'elles se dissimulent mieux ).

je rebondirai sur un point qui ne va pas me procurer des amis icon_mrgreen

      Mais d’un autre coté, comment dire à un jeune de ne pas prendre d’alcool, quand la pinte de bière ou le verre de whisky est moins chère qu’un soft comme un coca ou un jus d’orange

Même si on m'oppose que ce que je vais écrire va profiter au trafic sous terrain et aux mafieux, ce que je conçois très bien (ce qui justifiera d'autant plus le nécessaire travail des FDO et des douanes) je voudrais faire ici un parallèle avec l'hypocrisie qui a entouré la disparition de la Seita (le tabac).

Je ne me souviens pas avoir vu de tollé de la part des syndicats ni même des buralistes lorsque la Seita a déménagé ailleurs avant de se faire "racheter" par d'autres compagnies...espagnoles..Dominicaines..;africaines?
Pourquoi a-t-on laissé disparaître ainsi une grosse source de profit pour l'Etat et quelques uns de ses gros employés?
Je répondrai : pour éviter d'avoir à faire face à des procès aussi énorme que Philip Morris aux States même si , en France, il n'y a aucun espoir de s'enrichir, ni même de récupérer  la "contre-valeur" d'un mort ou d'un handicapé lourd causé par, ou avec la complcitié, de l'Etat. Il n'y a qu'à voir comment celui-ci s'est comporté avec le sang contaminé, avec l'amiante, avec les irradiés et comment il se comporte aujourd'hui avec les nanotechnologies, ogm etc

L'alcool est encore aux mains de quelques dealers français, LVMH, Camu etc mais de plus en plus expatriés, trans nationalisés, croisés avec d'autres comme le compère canadien d'Albert Frère... rien que des sinistres personnages qui partagent avec les trafiquants de drogues l'amour aussi immodéré pour l'argent qu'ils ont de mépris pour le commun des mortels, le faible qui tombe dans leurs pièges en particulier.

Il me semble donc que si l'ont veut agir préventivement, il faut ratisser plus large que la simple répression policière et le préchi-précha de moralisateurs patentés que l'on ressort à tout bout de champ à la télé...et qui font naturellement fuir ceux qui sont concernés. (ce qui explique aussi le peu de réactions à cette file? icon_confused )

Il conviendrait, me semble-t-il, que les taxes sur les alcools soient relevées mais aussi que la responsabilité pénale des bistrotiers, restaurateurs et distributeurs de boissons alcoolisées soient engagée plus fermement, notamment en cas d'accidents avec blessés en leur collant une complicité de coups et blessures a minima. Donc pas seulement quand il y a un mort. (et ici, j'attends les juristes icon_mrgreen )

test de signature

Bidouyou
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Seine et Marne 
Inscrit le 15 juin 2008 
Messages: 8339 
Ma voitureCitroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012 Citroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012
Publié le 1 avril 2010 - #1051556 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Bidouyou

je constate que malheureuement ce post n'attire pas de commentaires !!

Je reste toujours effaré par le nombre de post dans la rubrique "Droit Pénal - Code de la route" traitant des problèmes d'alcool ou de drogue. Mais ce qui me gène le plus, outre le fait des infractions commises, c'est le motif de la publication d'un post.

En effet, il ressort bien souvent "comment contester ou vice de procédure, etc ..." plutôt que "comment faire pour ne pas recommencer, ou où suivre une cure de desintox"

Certains arrivent à battre des records

J'en reste parfois muet en lisant les posts de cette rubrique ....

Et vous, qu'en pensez vous ??



Dernière modification par Bidouyou (02-04-2010 11:48:32)


Papymèche
VIP
Hors ligne  
Inscrit le 12 mars 2008 
Messages: 8859
Publié le 1 avril 2010 - #1051638 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Papymèche

Bonjour Bidouyou

Voyez le positif. Si vous cherchez dans les files anciennes, vous verrez qu' il y a parfois de très bonnes surprises. Je ne vous donnerai pas de lien, car ces personnes qui sont venues sur le forum, je ne me sens pas le droit, de les ramener à la lumière, ni sur ce forum public, ni en MP, alors qu' on ne les voient plus sur le forum.

C' est à mon sens respecter le droit à l' oubli, qu' il y ait un pseudo ou pas.

Ne serait-ce que pour ces personnes, si ce forum a pu les aider à reprendre leur vie en main, il ne faut pas désespèrer des autres.

Je lis cette file chaque fois que j' y vois un nouveau post. Je ne dois pas être le seul.


idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 2 avril 2010 - #1051678 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonjour Bidouyou,

oui, je fais le même triste constat que vous icon_sad

je faisais part de mes doutes à Yaya85 il y a quelques jours: "est-ce que j'enlève l'épinglé pour laisser cette file disparaître sous le tas, comme les autres ?"

C'est peut-être prématuré ? icon_confused

Le sujet est dur à aborder sans tomber dans le règlement de compte ou le prêchi-prêcha pour une méthode médicale plutôt qu'une autre. Or, ça n'est pas le débat. Nous ne sommes absolument pas un forum de santé... il y en a de plus connu avec des spécialistes et des pros...

donc mon idée était plutôt de briser le tabou, que ceux qui ont dépassé le stade de la honte ou de la culpabilité puissent apporter leur témoignage, que cela servent de petite lumière, de petit repère, auquel ceux qui y sont confronter pourront peut-être trouver un début de solution.

C'est le côté prise de conscience de son propre rôle et impact dans la société qui me semble intéressant à montrer...avant qu'on ne voit arriver, désespérés, fuyants la réalité ou leur responsabilité, ceux qui se retrouvent impliqués dans un accident.

Parce que faire la morale lorsque le mal est fait... à quoi ça sert? faire un peu plus mal? comme si tirer sur une ambulance allait aider le malade à s'en tirer?
Lorsque les gens viennent avec leur pv, leur problème d'assurance ou de tribunal...de toute façon c'est trop tard: ils sont dans la mouise et à la merci des hommes en noir... et ils ne vont rien comprendre à ce qui va leur arriver parce qu'ils ne sont pas instruits des moeurs judiciaires et ils ne sont pas assez lucides pour voir ce en quoi leur comportement d'homme est répréhensible, anti-social et inacceptable.

Donc, c'est ici qu'on peut le faire, ils peuvent venir...chercher le début d'une solution pour arrêter la glissade progressive vers les catastrophes qui s'enchaînent: alcool->pv-> fâché-> alcool->divorce->alcool->controle, pv, suspension permis->perte de boulot-> alcool++-> ruine->alcool+conduite sans permis=accident avec blessé-> assurance lache et se retourne= endettement à vie.. devenir esclave...>???

La société (et pas que Sarko et son gang) deviennent de plus en plus liberticide.
Sans doute est-ce normal après une période de liberté poussée à l'excès par les marchands: les vices deviennent des plaisirs... je ne suis pas croyant mais il y a quand même quelques fines observations sur les faiblesses humaines dans les livres sacrés des religions.

D'une période sombre, sévère, après les Lumières on aurait pu croire que l'Homme allait devenir Libre, ressembler à l'idéal anarchiste (qui n'a pas besoin de coercition , étymologiquement) Qu'il devenait assez instruit pour être conscient de ses actes, être sage et raisonnable dans ses choix.

Il n'en a rien été icon_sad  la faute à.... chacun...tout le monde... le système capitaliste est ses adorateurs du Veaux d'or, Money! au détriment de la raison. Produire de plus en plus comme des fous...résultats: les fous ont besoin de se défoncer.

Et on y est dans cette société de fous icon_sad où il et normal de picoler et de fumer du shit à toute heure.  Et ils ne se rendent vraiment pas compte qu'ils sont devenus inaptes, aveuglés par leur abêtissement profond auquel les Hortefeux et autres cervelles atrophiées, sans imagination, sans intelligence ne voient que le coup de trique, la prison!
Ca ne marche pas!

Il faut tenter toutes les voies.

Celle-ci se veut une autre. complémentaire.

Alors, je me dis que si au moins, sans oser poster, sans avoir le besoin de poster, si l'internaute a déjà lu jusqu'ici...c'est que son cas n'est pas si désespéré...que ceci va peut-être lui redonner le coup de pouce pour reprendre sa destinée en main.

Angélique l'Idg? oui..peut-être...et alors?

test de signature

Bidouyou
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Seine et Marne 
Inscrit le 15 juin 2008 
Messages: 8339 
Ma voitureCitroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012 Citroen DS4 1.6 THP 200ch Sport Chic 2012
Publié le 2 avril 2010 - #1051802 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Bidouyou

      Papymèche a écrit:

Je ne vous donnerai pas de lien, car ces personnes qui sont venues sur le forum, je ne me sens pas le droit, de les ramener à la lumière, ni sur ce forum public, ni en MP

suite à cela, vous avez tout à fait raison.

Pour cela, j'ai modifier mon précédent message et retirer les liens vers des files qui m'ont "choqué" afin de ne pas pointez du doigt ces personnes.

Cela étant, je ne peux qu'esperer que cette file sera lu et pourra ainsi servir à ceux qui sont concerné par des problèmes d'alcoolisme ou de "fumette".

Loin de moi de porter un jugement négatif à leur égard, mais je souhaite simplement que ces personnes puissent un jour comprendre avant qu'il soit trop tard, que leur comportement est destructif.

Destructif pour eux même, pour leur famille, et les autres usagers de la route. Car le problème est bien là ..... l'alcool au volant.

Je n'ai pas pour ambition de combattre l'alcoolisme par le biais de cette file, alors même qu'il existe des personnes plus qualifiés que moi pour venir en aide à ces personnes (medecin spécialisé, psychologue, etc ...)

Je souhaite simplement faire comprendre qu'il n'est pas interdit de boire (car c'est légal) mais qu'il est non seulement interdit mais surtout dangereux de conduire après avoir consommé de l'alcool.

Bien à vous .....


Papymèche
VIP
Hors ligne  
Inscrit le 12 mars 2008 
Messages: 8859
Publié le 2 avril 2010 - #1051814 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Papymèche

Bonjour Bidouyou

Sujet difficile dans lequel il faut de la mesure. Toujours sm6


totofe
Apprenti pilote

Hors ligne  
Lieu: france 
Inscrit le 13 octobre 2009 
Messages: 121
Publié le 2 avril 2010 - #1051849 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de totofe

Bonjour,

Tres interessante cette file, comme vous dites..
je suis d'un age avance on va dire; 46 ans, qui est encore jeune tout de meme

je suis originaire d'une region tres alcoolisé du centre de la France, j'ai perdu pas mal de connaissance par ce fleau ...
je pense que si mes parents n' avait pas pris la decision de la transumance pour la zone urbaine.(ile de france)
je serai alcoolique aujourd' hui..

j'aime boire....
pourquoi , je sais pas ..

mais je n' aime pas me rendre dans un etat pitoyable....j'espere que vous comprenez ce que je veux dire

c'est l'etat ou tout est bien ;ou on sait tenir une conversation,ou on sait argumenter ....mais, mais, mais .... je reconnais que ce n' est pas la solution ..

je sais qu'il y a une limite, que si on se connait bien  ainsi que  les reactions de son corps face a l' alcool ,on sait l'atteindre et la maintenir.....ce qui est mon cas ..(et je dirai le cas de bcp en age avancé) et qui touche toute les couches sociales et meme les milieux ou on se devrait de montrer l' exemple.

je ne me fais pas une eloge car cela ne me plait pas du tout ...
un de mes grands pere est mort de l'alcool( je ne l'ai pas connu).....est-ce hereditaire ?

attention quand je dis boire, je pratique tout de meme un self controle ...

je ne bois pas de la semaine , par obligation si je puis dire, puisque 100 km par jour pour me rendre a mon travail.

j'ai de la chance d' avoir une femme qui ne boit pas, donc c'est systematiquement elle qui prends le volant au retour.

il va de soit que l' alcool ne m'a jamais rendu agressif, bien au contraire, l'argumentation m' innonde a m'en etonné ..

j'ai surtout appris a boire a l' armée comme bcp de notre generation ...
et le pire c'est que  j'ai fait mon service au Pompiers de paris, qu' elle paradoxe...

je sais ce que l' alcool peut faire...

j'aime bien la refexion de IDG sur le faits que l'on ne ratisse pas assez large sur les culpabilité et que dire quand on voit que les sodas sont aussi chers que l' alcool en boite ....effarants.

j'ose esperer d'autres commentaires.
je me suis permis ce temoignage qui va peut etre choqué

bonne journée

cordialement

idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 2 avril 2010 - #1051976 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonjour
et merci de ce témoignage Totofe,
en ce qui me concerne, je n'y vois rien de choquant
je pense au contraire que la plupart des gens se retrouveront dedans icon_smile

test de signature

totofe
Apprenti pilote

Hors ligne  
Lieu: france 
Inscrit le 13 octobre 2009 
Messages: 121
Publié le 2 avril 2010 - #1051991 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de totofe

c'est fort possible , car on voit bien que la consommation d'alcool nationale ne baissent pas vraiment....

se donne t on vraiment les moyens ???
j'en doute.

travaillant dans le domaine etude automobile, je verrais de bon oeil un systeme etylotest embarqué qui empeche le demarrage, on sait faire pour les deux passagers de  devant avec detecteur de presence pour les sieges avant.

comme on sait limiter la vitesse aussi

mais la aussi, je crie a l' hypocrisie, que je supporte de moins en moins. je vois que l' alcool , la vitesse, ne sont que pretexte a un impot sous camouflés.

bon week end

cordialement

Titom77
Nouveau membre
Hors ligne  
Inscrit le 2 avril 2010 
Messages: 6 
Ma voiture Peugeot 206 1.4 X-BOX 360 3p 2007
Publié le 2 avril 2010 - #1052000 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de Titom77

Bonjour,

Tout d'abord bravo pour ce forum et toutes les réponses qui y sont apportées.

Je voulais apporter une pierre de plus à l'édifice en vous racontant mon histoire. Ça peut peut être aider des personnes dans des cas similaires.

Je me suis fait arrêter le 17 janvier 2009 en scooter (125cm²) en bas des champ élysée. Je revenais d'une soirée un peu arrosé et j'ai été contrôlé positif. Je souffle dans l'éthylotest, résultat, 0,77 mg/litre d'air expiré. Direction le commissariat, 12 heures de garde à vue et 4 mois de suspension de permis. La suite se complique un peu.
Me croyant plus malin que tout le monde et me disant que je ne me ferai pas recontrôler de sitôt (mon raisonnement, au demeurant totalement stupide: presque 10 ans de conduite à paris et jamais contrôlé donc c'est pas dans les 4 mois qui arrive que je risque d'être contrôlé...), je prends le risque de conduire malgré ma suspension de permis. Bien évidement mon raisonnement c'est avéré faux. Le 08 mars 2009, je me fais arrêter. En plus d'être en suspension de, je suis une fois de plus contrôlé positif à l'alcool. Cette fois ci, j'ai 0,47 mg/litre d'air expiré. On prend les même et on recommence, re-garde à vue, etc....

Je suis alors convoqué pour passer en crpc le 26 mai 2009. Le jugement est le suivant: 1 mois d'emprisonnement avec sursis, une amende de 300€ et une suspension de permis de 8 mois.

Je suis conscient, après en avoir discuter avec pas mal de gens et après avoir parcouru de long en large ce forum que j'ai eu beaucoup de chance. Le tribunal a été très clément. Apparemment il n'a pas pris en compte la récidive sinon, je pense qu'il m'aurait tout simplement annulé mon permis de conduire.

Fin janvier 2010 j'ai fais mes analyse de sang (ggt: 28 UI, CDT: 0,8%), passé ma visite médicale et récupéré mon permis de conduire.

En tout cas, une chose est sûre, on ne m'y reprendra plus. Toute cette histoire m'a bien servi de leçon.

Voilà, j'espère que ce témoignage pourra aider certaine personnes.

Bon courage à tous.


alonsojp
Pilote confirmé

Hors ligne  
Lieu: nantes 
Inscrit le 20 février 2005 
Messages: 1099 
Ma voiture BMW Serie 1 116iA 122ch Luxe 5p 2007
Publié le 8 avril 2010 - #1055856 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de alonsojp

Bonjour,

J'apprécie les témoignages et je vais apporter ma pierre à l'édifice. Je ne suis pas ce qu'on appelle un alcoolique. Mais comme tout le monde, j'ai des moments difficiles. Je ne suis pas à plaindre, j'ai trouvé la femme de ma vie, j'ai un boulot assez bien payé, un projet immobilier. Mais des drames à répétitions et des problèmes de santé depuis mon enfance font que je suis drogué aux antidépresseurs. Lorsque j'ai voulu arrêté ce poison, il a quelques mois, j'ai senti une attirance vers l'alcool.

Heureusement, il n'y a pas de bouteille chez moi. Je n'ai pas plongé dedans mais, je sais que face à l'alcool, je suis fragile. C'est un paradoxe car en soirée, je suis toujours celui qui refuse de boire. Pourtant, quand je suis seul il m'arrive de me sentir attiré vers l'alcool. Moins maintenant car j'ai repris les antidépresseurs. Mais, lors de ma prochaine tentative pour arrêter, j'ai bien peur de ne pas résister.

L'alcoolisme n'arrive pas qu'aux autres. Nous devons tous être prudent avec ça.


totofe
Apprenti pilote

Hors ligne  
Lieu: france 
Inscrit le 13 octobre 2009 
Messages: 121
Publié le 9 avril 2010 - #1056153 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de totofe

bonjour,

oui mais attention......c'est pas parceque l' on boit ou qu' on aime boire,( je m' entends de facon pas reguliere, ca va de soit) que l'on doit etre consideré comme un malade.
je bois , j' assume les contraintes qui en resultent (ex: ne pas prendre le volant aprés ) et je ne me considere pas alcoolique.

j'ai un bar bien rempli toujours pret a faire face à l' improviste mais c'est pas pour ca que je m'en tape un tous les jours ....

je trouve qu' on a trop tendance a culpabiliser les personnes qui ont  une tendance ""bon vivant"".

bonne journée a tous.



Dernière modification par totofe (09-04-2010 08:14:54)

cordialement

idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 9 avril 2010 - #1056220 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonjour Totofe

l'idée n'est pas de culpabiliser... personnellement je trouve cette méthode très mauvaise dans tous les domaines... c'est d'attirer l'attention, la prise de conscience, pour reprendre une des dernières phrase du post it alcool en DPR c'est que l'on prenne l'habitude de se demander, à l'occasion, "où est-ce que j'en suis avec l'alcool?"

Comme je l'ai dit plus haut, pour moi, c'est un tort de faire croire que l'alcool est une maladie, je préfère dire que c'est une drogue douce avec des effets plus ou moins marqués, comme la drogue "douce", le shit.
C'est plutôt une drogue, dans le sens défini par l'OMS, substance non nécessaire intrinsèquement à l'homme, qui n'est pas curative, mais à tendance addictive, qui modifie la perception des choses et le comportement.

Certes un verre ou deux d'un bon Savigny-les Beaune avec une côte de boeuf vigneronne va de soi, plutôt que de l'eau... quoique l'eau, c'est neutre.

Mais je préfère quand même garder l'association de drogue douce avec le shit, même si les effets psychiques ne sont pas les mêmes car ça n'est, effectivement, pas un verre ou un joint  qui vont nous faire devenir des épaves...si ça reste occasionnel et qu'on ne prend pas le volant. icon_smile

Le problème est un vrai problème quand l'occasionnel à tendance à se répéter de plus en plus souvent...pour décompresser... au moindre problème.
Et le problème de ce problème c'est justement à partir de quel moment on bascule du festif occasionnel contrôlé à la pente douce qui peut descendre dans de très bas étages? icon_confused

En résumé, je ne pense pas non plus qu'il faille dire de quelqu'un qui boit un verre en mangeant qu'il est malade alcoolique (ce que sous-tend l'OMS) parce que personne ne se reconnaîtra comme alcoolique (comme les vrais d'ailleurs icon_smile ).
Je pense qu'il faut toujours se dire - ou dire à l'autre- "où en est-on avec l'alcool?
quelle dose, quelle fréquence et pourquoi?"

Or ça, ce sont des réflexions d'adultes mûrs..c'est pas les jeunes hommes et femmes! de 20-30 qui vont se les faire, en plus ils ont ajouté le shit à la bibine... et ils ne comprennent pas pourquoi ça n'est pas normal, pourquoi on leur fait de plus en plus la chasse et qu'il faudra taper de plus en plus dur.

Tiens, si on voulait faire un investissement plus rentable que les assurances vie et moins risqué que la bourse, on achèterait des part des cliniques "d'addictologie" ," d'assuétudes" (terme encore plus politiquement correct et non vexatoire) ou des actions des AA, ou des locaux à louer pour eux...car ils vont s'agrandir dans les années qui viennent icon_sad
et les dealers officiels ont une part de responsabilité certaine, et ce qui me choque, c'est qu'ils soient totalement impunis et pas inquiété par la justice. Au contraire, beaucoup de parlementaires et ministres sont leurs obligés et leur accordent des passe-droit (en rétrécissant la loi Evin) pire encore, l'actualité récente nous le démontre, sous prétexte de mieux canaliser la pègre, le gouvernement installe un système officiel de drogue! jeux, alcool, médicaments...bientôt les putes diplômées d'état (je sais: il y en a déjà icon_mrgreen ) icon_smile

test de signature

idiot gene
Modérateur
Hors ligne  
Lieu: Sans Tonneau Fixe 
Inscrit le 19 mars 2005 
Messages: 15171
Publié le 18 avril 2010 - #1061697 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de idiot gene

bonjour

j'ai découvert ceci en épluchant les patates (rien de tel que les frites avec des vraies patates icon_wink ) je retranscris car pas moyen d'importer le pdf icon_sad

      Le Figaro a écrit:

HÉPATOLOGIE. L'alcoolisme est une pathologie relativement fréquente dans notre pays, puisque l'on estime à 2 millions le nombre d'individus dépendants à l'alcool. Tout le problème est de faire admettre à ces personnes qui boivent trop et qui présentent un risque élevé de complications (cirrhose, cancer, troubles neurologiques, démence, désinsertion sociale...) qu’elles doivent être prises en charge. Le déni. le refus pour l'entourage, qu'il soit familial, professionnel, voir médical, de regarder le problème en face, explique le retard au diagnostic.
DIAGNOSTIC. Il est encore trop souvent posé à l'apparition des premières complications. La frontière floue dans l'esprit de la population entre une consommation normale et une consommation excessive joue un rôle dans le déni si fréquent de
l'alcoolisme. Plusieurs personnalités ont, ces dernières années, révélé leurs relations douloureuses avec l'alcool, comme Hervé Chabalier ou Véronique Sanson, ouvrant une petite brèche dans le silence qui entoure cette addiction. L'an dernier, un cardiologue, Olivier Ameisen, a publié un livre où il décrivait l'enfer de l'alcoolisme et la manière dont il s'en était tiré, au bout d’une vingtaine d’années
avec un médicament, le baclotène.
MÉDICAMENTS. À la suite de cet ouvrage, plusieurs essais thérapeutiques sont en cours avec ce médicament connu depuis longtemps et prescrit dans des affections neurologiques. Les alcoologues suivent avec intérêt le développement de ce médicament, ainsi que d'autres molécules, mais ils estiment que la dimension psychologique
ignorée dans cette maladie.
SEVRAGE. Il n'est pas difficile à obtenir, mais c'est le maintien à long terme de l'abstinence qui est le véritable casse-tête. Tout l'enjeu est de trouver pour chaque patient qui accepte de se traiter une prise en charge adaptée, avec un soutien médicamenteux mais aussi psychologique.
Dr MARTINE PEREZ in Le figaro 22 mars 2010 p12 Repères

Dépendance à l'alcool: les nouvelles pistes

De nouvelles molécules sont en cours d'essais, mais on ne peut pas ignorer l'importance du soutien psychologique.

Dr NATHALIE SZAPIRO-MANOUKIAN
DROGUE Pour les deux millions de Français qui consomment trop d'alcool et sont déjà dépendants, le problème n'est pas tant le sevrage que la prévention des rechutes. En témoignent les chiffres: après sevrage, au bout d'un an, environ un tiers n'a pas retouché à une goutte d'alcool. Un autre tiers passe par des phases d'abstinence et des périodes de rechutes. Un dernier tiers, enfin, n'a jamais réussi à se passer d'alcool. Pour le pr Patrice Couzigou (médecin hépatogastro-entérologue, CHU de Bordeaux), cela n'a rien de surprenant: «Le problème n'est pas tant d'avoir une vie sans alcool que de trouver un nouvel équilibre dans sa vie, sans alcool. Or ce n'est pas
et ce ne sera jamais possible avec une simple prescription médicamenteuse. Il faut remplacer la dépendance à l'alcool, néfaste, par d'autres dépendances plus positives (sport, loisirs, musique. etc.) en fonction des centres d'intérêt de chacun. Cela demande une "prise en soins" sur mesure et du temps.» Quant au médicament, il ne peut apporter qu'une aide supplémentaire. Actuellement plusieurs essais thérapeutiques sont en cours en France et aux États-Unis, avec une molécule prometteuse, le baclofène, censé réduire l'appétence pour l'alcool, sans être pour autant une solution miracle.

Un des problèmes posés par l'abus d'alcool, c'est qu'il est trop souvent et trop longtemps occulté. Lorsqu'on s'en inquiète, il est souvent bien tard. On a l'habitude d'évoquer un risque pour la santé au-delà de trois verres standards par jour en moyenne (comme ceux servis dans les bars) pour les hommes ou de deux verres quotidiens pour les femmes - soit 21 verres par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes - mais nous ne sommes pas égaux face à la dépendance, certains étant beaucoup plus vulnérables que d'autres. «De plus, ne pas pouvoir s'abstenir de consommer
dans certaines circonstances - par exemple, à chaque sortie entre amis - est peut -être déjà un signe de dépendance psychique, même si les quelque deux millions de Français concernés se pensent à l'abri, sous prétexte qu'ils peuvent rester plusieurs
jours sans boire quand ils ne sortent pas », insiste le Dr Kiritzé- Topor, médecin alcoologue.
Enfin, il n'y a pas besoin d'être déjà « esclave» de l'alcool pour en payer les conséquences: près d'un décès prématuré sur deux lié à l'alcool touche des consommateurs qui ne sont pas dépendants. Ainsi, pour bien faire, c'est tout le dépistage des personnes à risque qui serait à revoir. Et ce, d'autant que pour les buveurs sans alcoolo-dépendance, un simple entretien (appelé « intervention brève » ) permet le retour à une consommation à très faible risque dans plus de 30 / des cas...
«Actuellement, sur les 5 millions de Français qui abusent de l'alcool, trop peu sont suivis par un médecin pour ce motif», précise le Dr Kiritzé- Topor. Le sevrage
des personnes alcoolo-dépendantes ne pose pas de problème en lui-même. Il repose sur un protocole qui a déjà fait ses preuves: 1,5 à 2 litres de boisson par jour . (sans alcool, sans sucre et sans caféine). Des benzodiazépines pendant 48 heures à fortes doses, puis diminuées progressivement, sans dépasser dix jours. De la vitamine BI et de l'acide folique. Et en trois à dix jours, l'affaire est réglée: moins de fatigue et de sautes d'humeur, mais plus d'appétit... du moins, jusqu'aux prochains verres. Car les récidives sont très (trop) fréquentes et c'est bien là le problème.
Pour tenter de le résoudre, quelque 100000 patients reçoivent l'un des deux traitements actuels d'aide au maintien du sevrage: la naltrexone et l'acamprosate, afin de rendre le maintien de l'abstinence plus aisé. Ces médicaments visent à inhiber le plaisir lié à la prise d'alcool. Cette faible proportion de malades sous médicaments en dit long sur la préférence des spécialistes envers les psychothérapies, en particulier les thérapies comportementales et cognitives.
Et ce n'est pas la recherche actuelle sur le baclofène - qui n'a pas d'autorisation de mise sur le marché dans cette indication - qui devrait changer la donne. Ce myorelaxant normalement indiqué pour venir à bout des contractures spastiques, rend plus ou moins indifférent à alcool lorsqu'il est administré à très forte dose (2 à 4 fois la posologie habituelle). Une étude italienne randomisée en double aveugle (publication dans The Lancet, 2007), a ainsi montré qu'il y avait davantage d'abstinents chez les patients sous baclofène que chez ceux sous placebo. Mais pour combien de temps? Avec quels effets secondaires à court et à long terme? Les études en cours devront apporter une réponse...

Vers un dépistage précoce de la cirrhose du foie

EN CAS d'alcoolisation chronique, le foie n'est pas à la fête. Après être passé par un stade de foie gras (stéatose), il devient le siège d'une inflammation chronique (hépatite alcoolique), puis d'une fibrose. Elle reste réversible, à condition d'en finir avec l'alcool. À défaut, survient une cirrhose qui représente un facteur de risque de cancer du foie. D'où l'intérêt d'un dépistage précoce...
« Tout Français à risque de fibrose devrait se voir proposer un dépistage. Sont notamment concernés ceux qui consomment trop d'alcool (environ 8 , des Français), d'où l'intérêt de leur poser la question, mais aussi les adultes en surpoids (15%) et, bien sûr, les victimes d'une infection chronique par un virus de l'hépatite B ou C (1,5 ',) », explique le prf Stanislas Pol, chef du service d'hépatologie de l'hôpital Cochin (Paris).
La bonne nouvelle, c'est que pour dépister une fibrose du foie, il n'y a plus besoin de pratiquer une biopsie. Deux examens non invasifs existent: une prise de sang qui mesure divers marqueurs sanguins et le Fibroscan qui calcule la vitesse de déplacement d'une onde depuis la peau jusqu'au foie (elle est d'autant plus rapide que le foie est fibrosé) .

« Lorsqu'une fibrose est découverte, le contrôle durable de tous les facteurs de risque - alcool, surpoids, virus - a déjà fait ses preuves: la maladie est alors réversible à 100 Ce retour à la normale est déjà plus difficile à obtenir au stade de cirrhose, mais nous espérons être capables de remodeler complètement le foie dans les cinq à dix ans à venir», poursuit le prf Pol.

Pour les 250000 Français ayant une cirrhose du foie, l'heure est au dépistage précoce du cancer. Toute personne ayant une cirrhose connue doit donc bénéficier d'une échographie hépatique systématique tous les six mois. Cette seule mesure a déjà permis d'augmenter de plus de 20 % le nombre de tumeurs repérées à un stade opérable. Ce sont autant de personnes que l'on va guérir de leur cancer.
À côté de l'opération classique (résection de la tumeur), la thermo-ablation explose. Elle consiste à implanter une aiguille dans la tumeur, sous contrôle échographique, et à la brûler par des micro-ondes. Une nouvelle technique, la chi mio-embolisation artérielle hépatique, qui consiste à boucher les vaisseaux nourriciers de la tumeur, permet quant à elle de la détruire à plus de 95 /. Actuellement, elle est surtout réservée aux patients en attente d'une greffe de foie ou comme traitement palliatif.
« Seul bémol: on guérit la tumeur, mais pas la cirrhose. Des risques de récidive tumorale sont donc toujours possibles. C'est pourquoi, lorsqu'elle est réalisable, la transplantation hépatique reste la solution la plus satisfaisante». conclut le prf Stanislas Pol. Chaque année, 125 greffes de foie sont ainsi réalisées chez des patients ayant une cirrhose alcoolique, mais ayant définitivement tourné la page de l'alcool. De quoi prendre un « vrai» nouveau départ...N.S.-M

Au moins 10 000 victimes d' « alcoolisme passif»

EN CAS de surconsommation, il n'y a pas de « bon» ou de « mauvais »alcool. Tous les alcools sans exception - le vin compris - deviennent toxiques pour le foie, mais aussi pour le cerveau, les nerfs, sans oublier un risque très accru de cancers. S'ajoute à ce tableau, déjà bien assez noir, le problème de la dépendance physique et psychique. Et c'est bien là le problème. La perte du contrôle de soi est la porte ouverte à toutes les dérives. « On parle de tabagisme passif pour dénoncer les maladies dont sont victimes les proches d'un fumeur. C'est pareil pour l'alcoolisme: la santé d'autrui est mise en danger du fait de la consommation excessive d'un tiers. Et les victimes sont encore plus nombreuses». déplore le Dr Kiritzé- Topor.....

Premières victimes de « l'alcoolisme passif» : les bébés nés avec un
syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF), lorsque leur mère a consommé de l'alcool durant sa grossesse. Cela se traduit par des anomalies au niveau de la face et du crâne. Le poids de naissance est inférieur à la normale et les malformations cardiaques ne sont pas exceptionnelles. y a souvent aussi des difficultés d'apprentissage, des troubles du langage et des troubles du comportement persistant à l'âge adulte.

Accidents de la route
Cela n'a rien d'étonnant: l'alcool n'est pas filtré par le placenta, de sorte que le fœtus a une alcoolémie identique à celle de sa mère. Dans le liquide amniotique, sa concentration est même dix fois supérieure à celle retrouvée dans le sang de la mère. Or, SI cette dernière peut tolérer un verre d'alcool, il n'en est pas de même pour un embryon qui ne pèse que quelques grammes et qui est en plein développement.

Conséquence: 7000 enfants au moins seraient concernés chaque année par des séquelles plus ou moins gênantes. Bien que la prise d'alcool pendant la grossesse soit la première cause de handicap et de retard mental totalement évitable chez l'enfant, il a fallu que le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF) se batte durant des années pour obtenir une simple mesure de bon sens: l'étiquetage des bouteilles d'alcool, afin d'informer les femmes en âge de procréer et de prôner l'idée qu'il faut « zéro alcool» durant la grossesse.
Une personne sous l'emprise de l'alcool a des sautes d'humeur et ne contrôle plus sa force. C'est pourquoi les secondes victimes sont les proches, trop souvent confrontés à la violence verbale ou physique. «Enfin, il ne faut pas oublier les nombreux morts et blessés dans le cadre des 40 % d'accidents de la route liés à la conduite en état d'ivresse », rappelle le Dr Kiritzé- Topor. Derrière les faits divers, ce sont autant de vies - et celles des familles - qui sont à jamais gâchées. _N. S.-M.

source: le Figaro 22/03/2010 p12 "repères"

test de signature

femmedepilote
Nouveau membre

Hors ligne  
Inscrit le 7 mai 2010 
Messages: 1
Publié le 7 mai 2010 - #1072677 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de femmedepilote

Bonjour et merci!

Voici maintenant 15 ans que je connais le père de ma fille. 15 ans de consommations excessives d'alcool, tabac et shit.

J'ai arreté pendant la grossesse et ai repris (sauf l'alcool, je bois 1 ou 2 verres aux fêtes de familles et jamais chez moi) alors que ma fille n'avais que 2 mois. J'ai repris "bêtement" (comme c'est toujours le cas) lors d'une soirée... le lendemain je me rachetais mon paquet icon_confused

Mon ami n'as jamais cessé (je le "sentais" venir avant qu'il n'ouvre la porte à la maternité... ça me donnais des nausées affreuses) mais a consenti à ne pas fumer dans la même pièce que moi (grossesse) ou sa fille (depuis).

Il est passionné d'automobile et se considère comme un "pilote", et depuis qu'il conduit je pense à l'accident: la mort ou le handicap (pour lui ou un autre ou pire, si pire il y a dans de tels cas, pour notre fille).

Je supporte difficilement son apathie, son irritabilité, son manque d'hygiène, son refus de toute sorties (sauf les obligatoires fêtes en famille mais il vient justement de se soustraire à l'une d'elles pour la première fois), etc du coup libido zéro, ce qui ne fait qu'envenimer la situation.

La communication est pourtant plutôt bonne sur tous les sujets mais l'ampleur des problèmes (logement, argent, son travail, mes études, garde d'enfant...) font que causes, conséquences, problèmes et solutions éventuelles sont entremellées.

Nous n'avons ni le temps ni les moyens de faire une thérapie quelconque...

ps: Depuis son adolescence, mon ami s'identifie à sa consommation, n'hésitant pas à dire (il est très cynique) à qui veut l'entendre (hors famille et travail) qu'il est alcoolique; ceci sans fierté mais en refusant en "noyant le poisson" toute aide ou proposition de quiconque.


the pilgrim
Conducteur

Hors ligne  
Inscrit le 4 mai 2010 
Messages: 23 
Ma voiture Citroen Xsara 2.0 HDi90 Exclusive 5p 2001
Publié le 11 mai 2010 - #1074813 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de the pilgrim

bonjour!
le topic est assez récent, alors que le problème ne date pas 'aujourd'hui...

le problème de base c'est l'éducation et la prévention.

ce sont malheuresemnt des choses difficiles à faire , car , comme cité plus haut , l'alcool fait partie des moeurs à la française...
il y a régulièrement des campagnes chocs, sur (enfin contre) l'alcool le tabac , la drogue, la vitesse au volant , les rapports sexuels non protégés....
Mais ce n'est pas assez, il faut que chacun , tout les jours , fasse de l'éducation et de la prévention....là je parle en tant que père de famille.

Aprés chacun reste libre de ses choix, et doit être capable d'assumer ses erreurs, mais là c'est un autre débat...



Dernière modification par the pilgrim (11-05-2010 13:48:08)


pauvre con
Apprenti pilote

Hors ligne  
Inscrit le 9 mai 2010 
Messages: 122
Publié le 24 mai 2010 - #1082731 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de pauvre con

      totofe a écrit:

c'est fort possible , car on voit bien que la consommation d'alcool nationale ne baissent pas vraiment....

se donne t on vraiment les moyens ???
j'en doute.

travaillant dans le domaine etude automobile, je verrais de bon oeil un systeme etylotest embarqué qui empeche le demarrage, on sait faire pour les deux passagers de  devant avec detecteur de presence pour les sieges avant.

comme on sait limiter la vitesse aussi

mais la aussi, je crie a l' hypocrisie, que je supporte de moins en moins. je vois que l' alcool , la vitesse, ne sont que pretexte a un impot sous camouflés.

bon week end

bonjour,je viens apporter ma pierre à l'édifice,en reprenant le post qui resume le mieux mon impression générale.
J'ai moi meme fait des betises sans gravité heureusement,mais force est de constatée que l'état a trouvé en l'alcool un joli moyen de prendre de l'argent tout en faisant culpabiliser le payeur,c'est de l'art.Il y a alcoolemie et alcoolemie,c'est a dire des pigeons inconscient qui se font controler comme ça,et les dangereux qui ont eu un accident grave.Il faut bien entendu arreter les premiers pour eviter les deuxiemes,mais les juges se basent surtout là dessus pour leur sentence,n sachant qu'une personne qui travaille rapporte des sous a l'etat,et une personne en prison en coute,et que donc la premiere solution sera privilégiée systématiquement si aucune "pression" due a un accident grave.


J'ai moi meme eu une annulation,j'avais un suivi au spip (service penitentiaire insertion professionelle)durant 18 mois (je ne travaillais pas a l'epoque des faits).La femme qui me recevait photocopié tout simplement mes bulletins de salaire d'interimaire,et au bout de 3 mois j'ai eu un commandement de payer avec la majoration qui va bien...........

J'ai lu une personne qui avait de l'alcool dans le sang et pas d'assurance (et pas d'accident),le juge lui a dit "imaginé si vous tuez quelqu'un sans assurance",la personne a répondu qu'elle s'en tirearait une balle dans la tete,mais surtout pas par rapport a l'assurance,uniquement par rapport au fait qu'elle aurait tué quelqu'un et que 1000 milliards d'euros n'y pourrait rien,et le juge insistait sur les euros pour le dédomagement,toujours et encore les euros.....

Il ne faut pas donner de gloire ephemere a ces juges qui punissent a tour de bras en basant leur verdict sur des "si" et des euros,la faute est a assumer mais le mot d'ordre est toujours et encore €€€€€
(et je sais que je vais m'attirer les foudres du forum par ce post,mais il est tellement vrai,mais j'entend bien que seule la prison peut sanctionner certaines alccoolemie+accident)
La seule solution serait d'equiper toutes les voitures d'ethylometre au demarrage,plus d'accident,plus de procedure,plus d'€€€€,plus de drame................

Tout ça pour dire que les solutions sont là,mais elles rapportent tellement moins que les problèmes...........


hifichris
Conducteur confirmé

Hors ligne  
Inscrit le 25 juillet 2007 
Messages: 69
Publié le 2 juin 2010 - #1088674 - Re: La frontière de l'alcool et du shit?
Voir le profil de hifichris

Bonjour à tous

non ce n'est pas vraiment un retour icon_wink

C'est très bien, j'admire le geste, nous l'admirons tous. Le tout est de se trouver, d'être en paix avec soi même, de reprendre le contrôle, de pouvoir se regarder en face en toute circonstance.

Je dis ça aussi pour ceux qui se sentent tellement sains qu'ils en oublient qu'ils ne sont pas seuls; à ceux qui pensent que les lois ne sont jamais assez sévères - nous sommes sur un forum dédié à cela - aussi naïvement qu'ils admirent la guérison de quelqu'un.


Version imprimable Sujets similaires Recommander cette discussion à un ami




Connexion au forum

Entrez vos identifiants

Pied de page des forums




    Propulsé par PunBB - Copyright © 2003-2011 Auto Evasion.com, un site du réseau 321 Auto