Bonjour,
mennuyou a écrit:L'inconvénient, c'est que le flic était TOUT SEUL. Auncun témoin "oculaire" ni "auditif" (à part moi). Dans ce cas, le policier -tout "assermenté" qu'il soit- peut-il dresser un procès-verbal pour outrage, du fait qu'il était seul? Je suppose que si la réponse est oui, alors dans un cas où celui-ci voudrait "faire du chiffre" dans une histoire similaire un policier pourrait inventer ce type de motif, par excès de zèle -ou de pouvoir- même SANS avoir été insulté?... Cela pourrait bien faire jurisprudence. Bonsoir.
Ben, c'est bizarre que vous posiez cette question, alors que vous êtes sur le forum depuis déjà quelques temps. Vous devriez savoir, depuis le temps, qu'un agent assermenté n'a absolument besoin ni d'aucune preuve ni d'aucun témoin pour prouver ses dires, quel que soit le motif de la verbalisation de nature contraventionnelle. "Article 537 CPP oblige" diraient en chœur Aléa et Kirlian. Même pour les radars, d'ailleurs, contrairement une Légende urbaine solidement ancrée : la photo n'a absolument pas pour but de constituer une preuve, elle n’est qu'un "moyen de constatation", rien de plus. C'est d'ailleurs officiellement, histoire de se conformer à ce fameux CPP, l'agent qui examine la photo qui, non moins officiellement, prend l'initiative de dresser un PV au vu de cette photo. Et c'est ce PV qui fait preuve et qui fait foi, pas la photo elle-même. "Article cinq cent trente sept du Cépépé oblige" diraient en chœur… (NB : quand Aléa parle de "Cépépé", il ne pense pas qu'à sœur Marie Claire en String…)
Autrement dit, si vous partez de l'idée qu'un policier n'est pas un policier mais un "flic", comme vous dites, c'est-à-dire un "ripoux", alors c'est "l'imagination au pouvoir" et le code de la route, à lui tout seul, est une mine de verbalisations abusives, si on va par là. - Défaut de maîtrise de la vitesse du véhicule eu égard aux circonstances - Franchissement de feu rouge - Franchissement d'une ligne continue - Non respect des distances de sécurité - Téléphone au volant - Non port de la ceinture - Stationnement(s) gênant(s) etc. etc. etc.
Il suffit alors de se poster tranquillement n'importe tout sur la voie publique, de relever une dizaine ou une vingtaine de n°, de rentrer non moins tranquillement "à la base" et de rédiger autant de PV à la volée, puis de repartir là ou ailleurs pour recommencer le même stratagème.
Ceci étant, ne serait-ce que pour les infractions que j'ai listées, pourquoi voudriez-vous qu'un agent se fatigue à tricher alors qu'il suffit de ne relever que les infractions réelles ? Vous-mêmes, j'en suis certain, n'avez pas besoin de plus d'une demi-heure à observer la circulation n'importe où pour détecter au moins une dizaine d'infractions verbalisables et pourtant sans être un professionnel aguerri. D'ailleurs, tous ceux qui viennent se plaindre ici, ou presque, le disent : "pourquoi qu'on m'a verbalisé, moi, alors qu'on ne verbalise pas celui qui, celle qu'a… etc. etc. etc.", preuve que tout un chacun est bien en mesure de constater journellement des infractions commises par les autres (c'est d'ailleurs un travers psychologique bien connu des psychiatres que cette propension de l'âme humaine à beaucoup mieux déceler les erreurs des autres que les siennes)(les scientifiques disent que c'est parce qu'on est alors un "observateur indépendant dans un système de référence cartésien"). Alors, pourquoi s'esquinter à jouer les "ripoux" alors qu'il suffit de rester honnête pour "moissonner" ? Au risque de se faire pincer soi-même, parce que si les contrôles internes ne sont pas fréquents, il y en a quand même (notamment sur ceux qui remplissent un peu trop facilement leurs carnets, adossé à une fréquence de réclamations anormalement élevée par rapport à la moyenne générale). Parce que, une autre Légende Urbaine bien enracinée voudrait que les forces de l'ordre ne soient jamais contrôlées. La preuve, ajoute-t-on, toutes ces affaires de policiers ripoux dont on entend parler à la télé (en oubliant que, pour la plupart, c'est une enquête interne qui a permis de les révéler, parfois à partir d'une plainte, mais pas toujours).
Pour ce qui concerne l'infraction spécifique à cette file, quand on constate comment de plus en plus de gens s'adressent aux forces de l'ordre, j'ai plutôt le sentiment qu'il y a beaucoup plus de verbalisations légitimes qui ne sont pas formalisées par un PV que de verbalisations abusives… Il suffit, d'ailleurs, rien que sur ce forum, de constater comment certains intervenants réagissent quand on leur donne des réponses qui ne leur conviennent pas… Et vous avez pu remarquer avec quelle rapidité, dans ces cas-là, on est tout de suite assimilé à ces fameuses forces de l'ordre… Concluez vous-mêmes… 
|