Bonsoir,
La route en question n'avait aucune priorité car en faite c'est un chemin industriel,(ce qu'on ne voit pas à première vu), les chemins de terre industriel n'ont aucune priorité,
Détrompez-vous ! Toute les voies existantes peuvent, pour des raisons évidemment différentes, ouvrir le droit à priorité pour qui les emprunte. La qualité de leur revêtement, le fait qu'elles soient en terre n'intervient pas du tout dans l'appréciation des faits. Il en est ainsi depuis que la Cour de Cassation a rendu une série d'arrêts allant dans ce même sens et qui, finalement se sont traduit, chez les professionnels (assurances et/ou tribunaux) par la règle ainsi établie : "toute voie ouverte à la circulation publique bénéficie du droit de passage prioritaire sur une voie située à sa gauche, dès lors qu'aucun contrôle électronique, aucune barrière, aucun badge, aucun vigile n'en limite l'accès ou la circulation". Bien entendu, cela n'a rien à voir avec la convention déjà citée...
"Votre" (enfin... celui de votre adversaire) chemin de terre comporte-il son débouché sur votre voie l'un de ces contrôles évoqués ci-dessus. Si oui, vous avez raison, sinon, navré de vous le dire, vous avez tort...
Est-ce que les assurances ou autres vérifient si il y a vraiment priorité à droite ? dans ce cas le constat serait nul . Car ont s'est trompé.
Bien sûr car ne pas le faire serait rendre le règlement du dossier impossible !
On peut d'ailleurs ajouter les cas prévus par la convention à propos de la perte ou non de la priorité de droitechemins de terre dont je vous rappelle qu'elle n'est pas opposable aux assurés, (article A1.4.3.b.6), je cite :
"Toute chaussée réunissant A LA FOIS les trois conditions ci-après :
- ne pas être présignalée par un panneau réglementaire;
- ne comporter aucun revêtement (par empierrement, pavage, goudronnage, bitumage),
- ne pas faire partie de la voirie communale, départementale ou nationale".
(ndr.: dans ce cas, le chemin de terre n'est plus prioritaire)
Dans la mesure où vous précisez dans votre dernier message avoir cité le nom DES rues sur le constat, il me semble que la voie suivie par voter adversaire fait bien partie, au moins, de la voirie communale...