Essais Chevrolet Epica L6
PapymobileEn janvier 2006, nous faisions l'essai de la Chevrolet Evanda, cette Daewoo rebadgée n'avait pas franchement convaincu notre essayeur. La remplaçante s'appelle Epica et se vante d'être une vraie "Chevy", une voiture à l'américaine pour une clientèle française. La clientèle ciblée inclut notamment les "couples dont les enfants ont quitté le foyer", une formule très politiquement correcte pour désigner nos amis les vieux !
Ma progéniture ne maîtrisant pas encore le maniement de la cuillère, je vais voir si cette voiture conviendrait aux grand parents de mon fils ?
Stylistiquement correcteAvec ses feux avant qui remontent sur les flancs, ses lignes tendues et ses petites touches de chromes, l'Epica suit les tendances actuelles, sans jamais dénoter.
On remarque que le logo Chevrolet a grandit, le constructeur semble mettre en avant son "noeud" pour faire reculer le spectre Daewoo.
L'allure générale est élégante et parfois imposante, mais globalement l'Epica a surtout le don de passer inaperçue malgré ses 4.80 mètres.
De profil, les longs porte-à-faux donnent vraiment un look américain à cette berline très classique. En bref, papy ne va pas tomber amoureux au premier coup d'oeil, mais il appréciera un design flatteur par rapport au prix de la voiture.
En net progrèsL'Evanda offrait déjà un bon niveau de confort, l'Epica y ajoute la qualité. Les plastiques ont fière allure, le cuir est bien tendu et si c'est la simplicité qui prévaut, cela se fait au profit de l'ergonomie.
On regrette tout de même la très mauvaise lisibilité de l'écran de la radio en plein jour et la clef au style très "année 80" (voir photos).
Sur la version "LT" de notre essai, le niveau d'équipement est excellent : régulateur de vitesse, climatisation automatique, sièges électriques.
Le tableau de bord a un style extrêmement dépouillé, la lisibilité est irréprochable.
Papy trouvera rapidement ses repères dans cette voiture et aura sans doute l'impression qu'elle vivra plus longtemps que lui !
Que des six cylindresPour le lancement en France, Chevrolet compte sur deux blocs six cylindres en ligne.
Le premier est un 2.0 litres développant 144 ch, ce qui en fait l'un des six cylindres les moins puissants du marché. Le couple n'est pas très impressionnant non plus, avec 195 Nm, une valeur équivalente à celle d'un quatre cylindres 2.0 litres, 16 soupapes français.
Le premier contact est agréable avec une sonorité noble et même rageuse si on met un coup de gaz au point mort. La commande de boîte est douce et on a envie de faire parler la poudre, mais cette dernière est absente du canon ! L'agrément à bas régime est très faible et ce n'est pas la peine d'aller chercher de la puissance dans les tours, il n'y en a pas.
Le 2.5 reçoit une douzaine de chevaux supplémentaires, immédiatement absorbés par une boîte de vitesse automatique à cinq rapports dont la modernité n'est pas flagrante. A l'instar du petit bloc, ce moteur brille par son silence de fonctionnement en rythme de croisière.
L'avis de papy : "Maintenant on ne peut plus rouler. il y a des radars à tous les coins de rue. je n'ai pas besoin d'un bolide".
C'est un peu l'AmériqueLes européens ont pour habitude de railler la tenue de route des voitures américaines, mais quiconque a parcouru quelques milliers de miles à bord d'une Buick, d'une Cadillac ou d'une Lincoln se souviendra à jamais de l'incroyable confort distillé par ces véhicules.
La Chevrolet Epica a beau être produite en Corée elle répond aux standards états-uniens et vous offrira un aperçu de la plus agréable des mollesses, celle qui vous fait oublier la route.
Certes, la voiture s'écrase largement sur les appuis, certes elle ne propose pas la tenue de route d'une Audi, mais au bout de quelques kilomètres c'est votre dos qui vous remerciera.
Papy ne fait plus jamais d'à-coups et mamie rentre et sort facilement de la voiture.
ConclusionUn constructeur qui soigne son image aura souvent intérêt à faire une voiture de jeune qu'il finira par vendre à des vieux (comme la Twingo), mais le résultat n'est pas toujours adapté. L'Epica se positionne intelligemment en privilégiant systématiquement la souplesse, le confort et la simplicité. Un excellent choix pour les "seniors" qui s'assument et qui en ont assez de casser à la fois leur tirelire et leur dos dans des coupés béhème.
Par Julien Caupeil le 21 avril 2006 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai Chevrolet Epica L6
Par nassim le 03/04/2008 19:34
100% belle
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