Essai Volkswagen UP 1.0 High Up!
Echec avec la Lupo (1998-2005), trop chère. La Fox, rapatriée ensuite du Brésil, n'était pas conçue pour l'Europe avec son étrange format : 3,83 m, 3 portes... Elle assurait juste la présence de Volkswagen chez les citadines en attendant la Up!. L'intérim a duré six ans : le constructeur, comme d'habitude, a pris le temps d'étudier ce qui se faisait de mieux ailleurs.
Résultat, la Up! est une vraie Volkswagen, jusqu'au fond des gênes : bien conçue, bien finie, bien motorisée, et proposée à un tarif raisonnable, preuve que la leçon Lupo a été retenue. Manque toutefois, alors que son nom évoque modernité et impertinence, une pointe de fantaisie dans sa panoplie de première de la classe. Ce n'est pas la culture Volkswagen, et pas non plus celle de son public.
C'est du sérieux En revanche, c'est sans doute ce qu'attend la clientèle des citadines de haut de gamme, à en juger par le succès de la Fiat 500. Volkswagen s'émerveille par exemple de la ligne de la Up!. Franchement, pas de quoi s'en relever la nuit. Une jolie face, certes, dont la grille forme une bouche autour du bouclier. Mais un profil d'un extrême classicisme. Tout comme la palette des teintes proposées : rien d'original, ni de décorations spécifiques ou de peintures bicolores. La Up !, c'est du sérieux !
Elle contient ainsi sa taille (3,54 m) pour mieux se garer en ville. Mais grâce à ses porte-à -faux ultracourts et son hayon vertical, offre à la fois :
- le plus grand empattement du segment (2,42 m), gage d'espace aux places arrière,
- et le plus grand coffre (251 l).
La position de conduite est parfaite, la planche de bord simple et élégante, avec sa couche de laque. Le confort n'est pas aussi velouté que sur la Renault Twingo, mais la Up! s'avère en contrepartie vive et agréable à mener sur parcours sinueux, où son nouveau trois cylindres de 1 litre ne démérite pas.
Mais pour 600? de plus, mieux vaut la version de 75ch, plus pleine, à la fois par le son et les relances à bas régime : 13,2 s de 0 à 100 km/h. Le 1.0 60 ch (14,4 s) se garde lui aussi de la maladie des trois cylindres : il vibre peu et évite les notes aigrelettes.
Rester abordableLes rares défauts de la Up! relèvent de choix : pas de banquette coulissante comme sur la Twingo dont le volume de coffre peut ainsi grimper à 285 l, pas d'interrupteur électrique côté conducteur pour le lèvevitre passager... Car la Up! a fait des économies pour rester abordable : 9 490 euros en premier tarif 1.0 de 60 ch, avec un équipement sommaire (banquette non fractionnable, pas de radio), mais l'ESP de série, ce que n'offre aucune de ses rivales.
De surcroît, elle propose de nombreuses options à prix serré, dont certaines inédites dans le segment : freinage automatique en ville quand le laser détecte un obstacle, GPS nomade tactile à fonction Bluetooth qui reprend l'instrumentation de bord et la commande de la radio, sièges avant chauffants, radar de recul, régulateur de vitesse, ou toit ouvrant panoramique.
ConclusionDans le genre citadine rationnelle et sans défauts, il n'est sans doute pas meilleur choix que la Up !.
Mais une large part de la clientèle dans ce segment, notamment les femmes, recherche aussi un brin de fantaisie, de charme. La Fiat 500 peut donc rouler tranquille. La Up! n'est pas sa rivale. Renault Twingo et Kia Picanto en revanche...
Par Xavier Chimits le 07/11/2011 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai Volkswagen UP 1.0 High Up!
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