Essai Nissan GT-R R35 - photo, avis, technique

Essai Nissan GT-R R35

De nouvelles sensations ! Nissan GT-R R35 De nouvelles sensations !
Nous ne croyions pas à sa commercialisation en découvrant le méchant prototype dévoilé à Paris en 2005, mais cette fois-ci c'est fait ! La Nissan GT-R, nom de code : R35, est enfin arrivée chez nous ! Les commandes pour l'Europe ont en effet débuté en mai 2008 et après dix longs mois d'attente, les premiers véhicules viennent d'être livrés à leurs propriétaires.

Pour célébrer ce lancement, nous avons été invités à prendre en main « The World Performance Car 2009 » sur le circuit de Folembray et ses environs. We won't stop 'til we get enough !
La performance Nissan GT-R R35 La performance
Avec un temps au tour de 7'26"70 réalisé le 23 avril 2009 sur la boucle Nord du Nürburgring, la Nissan GT-R détient le septième temps du « Ring », dans la catégorie « véhicules de production ».

Une performance qui place la GT-R tout juste derrière les Maserati MC12, Ferrari Enzo et Corvette ZR1, de véritables avions de chasse de plus ou moins 650 ch, profilés comme des lames de rasoirs et totalement hors de prix. La japonaise se permet même de devancer les plus puissantes Lamborghini, Mercedes SLR et Porsche. Même la Carrera GT, la Bugatti Veyron 16.4 ou encore la Pagani Zonda S, pourtant pas des autos très sages, ne lui résistent pas !

Nous sommes donc en droit de nous demander comment une Nissan GT-R, avec ses 1740 kg et son look de fer à repasser, peut griller la politesse à de telles supercars aux rapports « poids / puissance » bien plus avantageux ?
Le secret de la Nissan GT-R Nissan GT-R R35 Le secret de la Nissan GT-R
Nous débutons par la conférence de presse. Dirk Schoysman, pilote d'essai chargé du développement de la GT-R prend la parole. Après un petit speech vantant les qualités de la nippone, une phrase retient toute notre attention : « La grande qualité de la GT-R est de sortir plus vite des virages ! ».

Trois raisons principales expliquent cela : Des pneumatiques ultra efficaces (qui se doivent d'être également polyvalents, des Dunlop et des Bridgestone spécifiques et Run Flat sont donc préférés aux Michelin Cup trop avares en rainures). La seconde explication vient de l'excellente répartition des masses permise par un moteur positionné juste derrière le train avant et d'une boîte de vitesse située juste devant le train arrière. Enfin, comme toute Supercar digne de ce nom, un fond plat génère de l'effet de sol, apportant un appui important à haute vitesse.

Des éléments secondaires sont également déterminants. Tout d'abord le design : le Cx n'est que de 0.27. Puis la boîte robotisée à double embrayage. Enfin, le soin apporté au réglage des différentiels gérant la transmission intégrale. Dirk conclue en effet sur ce point : « En cas de survirage, ne pas lever le pied mais mettre les gaz pour envoyer un maximum de couple sur le train avant ! Ce n'est pas très naturel et c'est pour cette raison que Porsche doute de nos temps sur le Ring... ».
Entre Godzilla et Transformers ! Nissan GT-R R35 Entre Godzilla et Transformers !
La Nissan GT-R n'est pas très impressionnante lorsqu'on la voit en photo. C'est une autre histoire lorsqu'on a le monstre en face de soit. Telle une athlète sur ses starting-blocks, la GT-R semble prête à bondir, bien campée sur ses immenses jantes de 20 pouces. Reconnaissable de loin avec sa musculature intimidante, ses énormes optiques et surtout ses monstrueux échappements, la GT-R affiche un look sans concession inspiré des mangas japonais et de la robotique. La bête devient toutefois assez belle sous certains angles. On lui trouve en effet de petits airs d'Aston Martin de face, et un petit peu de Ferrari 430 - 599 à l'arrière. Pourtant, selon les dire des ingénieurs, le look de la GT-R n'est destiné qu'à optimiser les performances ! C'est en effet assez flagrant de profil, le toit très inclinée et la ligne du montant arrière brisée distingue la GT-R de tout ce qui roule sur quatre roues.

Seul petit bémol, avec les normes Européennes seuls les deux feux (de position) centraux s'illuminent, contre quatre au Japon et aux Etats-Unis. Nous perdons d'ailleurs également le « Launch control » permettant de faire des départs canons, mais l'embrayage nous en remercie encore.
Cockpit d'avion Nissan GT-R R35 Cockpit d'avion
A bord, la position de conduite est irréprochable. Les sièges et le volant (solidaire du bloc compteur) se règlent au millimètre. Sur la console, trois switch semblables à ceux que l'on trouve dans le cockpit d'un avion déterminent la façon dont nous allons conduire : trois réglages de transmission, trois pour la suspension et trois pour l'ESP.

Les matériaux sont globalement qualitatifs, malheureusement, les plus visibles sont très décevants pour une auto à 86 000 euros. Tout ce qui est de couleur alu est en plastique, sonne creux et vieillit mal alors qu'une VW Golf GTI emploie du vrai alu satiné. Nous aurions aimé que davantage de soin soit apporté au look de la console centrale.

Ce n'est pas cela qui va perturber notre enthousiasme, d'une pression sur le bouton « Start », le V6 bi-turbo prend vie. La GT-R possède deux points communs avec un avion : sa vitesse de pointe, 310 km/h, est supérieure à la vitesse d'atterrissage d'un Boeing (280 km/h) et dans l'habitacle, le sifflement des turbos, couplé au chant du double arbre de transmission ressemble fortement à un bruit de réacteur !
La performance Nissan GT-R R35 Conclusion
Un look à part, un comportement très à part, nous avons été séduits par la GT-R. Son temps sur le « Ring » est si impressionnant que Porsche peine à y croire. La performance est d'autant plus exceptionnelle que la GT-R offre une polyvalence hors du commun avec ses quatre places et un confort d'utilisation inédit dans le segment.

Qu'est ce qui pourrait me donner envie d'acheter autre chose qu'une GT-R ? Porsche vend sa 911 Turbo près de 150 000 euros, l'Audi R8 expose un look aussi radical mais se montre bien moins performante. A sensations équivalentes, on se dit : « pas grand chose ». Même Corvette et Dodge font flamber les prix à ce niveau de performances ! La Nissan GT-R est disponible en trois finitions, de 82 à 86 000 euros (+ peinture anti-scratch en option à 2000 euros). Pour info, il existe une version encore plus ultime, la Nissan GT-R Spec-V vendue près du double.
Par Stéphane Capela le 26/06/2009 - Source : 321auto

Commentaire sur l'essai Nissan GT-R R35

Par karl70 le 01/05/2010 15:30
je suis bluffé par tant au niveau perf q'estethiques de ce bolide C'est mon rêve Elle le vaut bien! Merci pour la presentation

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