Essai Mercedes SLS AMG
Portes papillonLa SLS, c'est d'abord une ouverture magistrale : celle de ses portes papillon pour faire écho à la mythique 300 SL de 1954. C'est ensuite un design fascinant avec ce museau interminable. Et c'est surtout une mécanique diabolique concoctée par les meilleurs experts d'AMG.
La crème de la crèmeLa pièce d'orfèvrerie est composée du V8 atmosphérique de 571 ch. Ce gros bloc de 6 208 cm3 transforme la longiligne SLS en fusée : 3,8 secondes pour atteindre 100 km/h et 317 km/h en vitesse de pointe.
Des performances surtout exploitables sur circuit, d'autant que toute la conception de cette Mercedes est inspirée de la compétition. Arbre de transmission en fibre de carbone (comme sur une Classe C du championnat allemand DTM), boîte de vitesses Speedshift à double embrayage et freins céramiques (11 500 euros) : la SLS s'offre le meilleur.
Tout aluElle a aussi la bonne idée de s'habiller d'aluminium (coque et carrosserie) pour limiter son poids, même s'il reste conséquent (1 620 kg).
Il est maintenant temps de descendre dans l'habitacle, d'étirer le bras pour attraper la poignée de porte et... d'ouvrir le dictionnaire des superlatifs ! Car décrire les impressions de conduite de cette SLS, c'est comme pénétrer dans un long tunnel d'éloges, d'applaudissements et d'ovations.
Le petit habitacle est assez sobre, le fond sonore est assuré par le V8 et, sur la console centrale (médaillon), on choisit son programme de conduite : niveau de réactivité de la boîte et intervention totale, partielle ou nulle de l'ESP. La touche AMG permet de mémoriser ses réglages, et la fonction RS (Race Start) optimise l'accélération au démarrage... comme sur une Formule 1 !
PolyvalenteLe plus impressionnant est la violence du moteur et ses vocalises. Dès que l'on est insistant sur l'accélérateur, le V8 martyrise les énormes pneus arrière de 20 pouces et fait bondir la SLS dans un bruit assourdissant.
Dans ces conditions, conduire dans le trafic, c'est un peu comme piloter un Rafale au milieu d'une concentration de montgolfières... il faut jouer fin. Heureusement, avec les réglages en mode Confort, moteur et boîte se montrent dociles pour apporter à la SLS l'indispensable polyvalence d'usage que l'on réclame à une super-sportive aujourd'hui. Ce qui n'empêche pas de profiter du freinage puissant, du jeu de jambes assuré et d'un comportement à l'égal des rivales les plus efficaces.
ConclusionAvec une production assurée au compte-gouttes (chaque grand pays européen a dû se contenter de 200 voitures en 2010), ce bel oiseau restera rare. Quant au prix (189 000 euros), il ne sera pas un obstacle pour la riche clientèle concernée, et il fait même de la SLS une bonne affaire : la dernière supercar de Mercedes - la monstrueuse SLR conçue avec McLaren - était vendue 500 000 euros... sans être aussi aboutie que cette SLS
Par Bertrand Bellois le 15/12/2010 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai Mercedes SLS AMG
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