Essai Fiat 500 1.4 Dualogic
AttachantissimaC'était déjà le cas il y a cinquante ans, mais aujourd'hui encore plus qu'hier, la Fiat 500 est « La » mini-citadine à la mode. La petite auto sympa, pratique pour se faufiler dans les grandes villes, mais aussi celle qu'il faut avoir pour se distinguer avec élégance lors de la sortie en boîte du samedi soir. Un concentré des concurrentes directes en somme : le format réduit façon Smart et le look « fashion » dans l'esprit Mini.
La version cabriolet surfe toujours sur ces qualités. Mais revêtue d'un chapeau de soirée, la belle italienne use davantage encore d'atouts de charme. Comme la « 500 Cab » d'époque, la nouvelle conserve les montants latéraux et la capote coulissante en toile, une conception qui comporte des inconvénients mais également plusieurs avantages.
Un trou dans le toitLà où Fiat a fait fort avec la 500C, c'est en conservant le style de l'ancienne « 500 Cab », avec les montants et la toile coulissante, et faire passer cette « facilité de développement » pour un clin d'oeil au passé, un respect des traditions.
En effet, le principal avantage pour Fiat est financier. Les coûts de développement sont réduits, il n'est pas nécessaire de repenser toute l'auto. En conservant les arches, il est inutile de rigidifier le châssis avec de multiples renforts latéraux et barres antiroulis comme pour les autres cabriolets. Pas ou peu de surcoût donc plus de bénéfices !
Les clients en tirent également des profits puisque le poids de la 500C n'augmente pas (930 kg). Plus à l'abri, les femmes auront peut-être aussi moins peur du car-jacking et décapoteront éventuellement plus souvent qu'en Mini Cabriolet...
Super sexyLes ingénieurs ont donc choisi de conserver une structure à montants latéraux, un choix discutable pour certains mais totalement justifié selon nous. En plus des avantages sus-cités, la 500C conserve ainsi le look adorable de la berline avec la forme typique de son toit arrondi. Entre les couleurs de carrosseries et de capotes, vingt-neuf combinaisons sont possibles pour personnaliser son auto, des plus sobres aux plus contrastées, pour un style inimitable, d'une élégance rare pour un véhicule « abordable ».
L'habitabilité reste également inchangée, à l'avant comme à l'arrière. La capacité du coffre ne perd que 3 litres dans la transformation (182 litres soit 12 litres de plus qu'une Mini Cabriolet).
Avec les arches, il est possible de décapoter « à la demande » et jusqu'à 60 km/h : jusqu'aux appuis-tête avant à la manière d'un toit ouvrant, jusqu'à la lunette arrière (en 17 secondes) ou complètement (en 25 secondes). Petit détail, en actionnant l'ouverture du coffre dans cette troisième configuration, la capote remonte automatiquement jusqu'au becquet arrière pour permettre l'accès à la malle.
Finitions et sensationsNous vous en parlions plus haut, l'habitacle est identique à celui de la berline : la position de conduite, trop haute, est toujours inconfortable, les matériaux « Cools » côtoient des plastiques très bas de gamme, mais l'ambiance rétro-chic fait vite oublier ces détails de finition.
Les modifs ne sont visibles qu'en levant la tête. La toile est assez qualitative, offre une isolation phonique excellente et se commande électriquement (depuis l'habitacle ou à distance).
Chez 321 auto, on est un peu maso, mais on ne se refait pas : la 500C passe brillamment le test du jet haute pression. On observe un peu d'infiltrations au niveau de la jointure de la vitre arrière mais rien de grave et on l'a un peu cherché. Cependant, on se demande quel sera le résultat lorsque le joint aura un peu vieilli.
Rouler décapoté engendre quelques turbulences, mais surtout un gros bourdonnement insupportable lorsque le toit n'est pas entièrement dépliée (configuration à adopter donc en ville pour conserver la rétrovision, avec le saute-vent déployé, et sous 50 km/h.). En découvrant totalement, le problème ne se pose plus et il est alors possible de profiter des cheveux au vent jusqu'à près d'une centaine de km/h, le sourire jusqu'aux oreilles.
Sur la route Pas un moment de doute, au diable le diesel, nous ne choisirons rien d'autre qu'un petit moteur essence pour propulser cette petite citadine décapotable ! Le petit 1,2 litre de 69 ch équipé de série du système Start & Stop est pour les écolos, on va plutôt pencher pour le haut de gamme. Pas de regrets, le 1.4 fire de 100 ch est vigoureux, avec une sonorité rugueuse bien présente (c'est le moins qu'on puisse dire), mais assez sportive. A moins d'aimer la Tecktonik ou le Tuning, les longs trajets d'autoroute ne pourront s'envisager au dessus de 120 - 130 km/h, même si la petite mécanique grimpe allègrement à un peu plus de 180 km/h ! Avec 6.1 litres / 100 km en cycle mixte, le 1.4 se montre plutôt sobre, un détail important avec les 35 litres de capacité du réservoir.
Seule la boîte robotisée « Dualogic » à 5 vitesses pêche par les gros à -coups provoqués à chaque passage de rapport. Imperfection qui ne s'harmonise pas avec l'esprit « Dolcissimo » mais auquel on s'habitue toutefois assez rapidement et qu'il est surtout possible d'atténuer avec un peu de pratique et de douceur au niveau du pied droit. Le rayon de braquage est par contre très décevant avec notre version 1.4 litre (10,6 m). Pour le coup, les autres motorisations sont plus pratiques (9,2 m).
Avec les palettes (fixes) au volant, on se surprend à prendre vraiment beaucoup de plaisir avec le Kart lorsque la route est étroite et sinueuse. La 500C anticipe les mises à jour qui seront effectuées sur la berline d'ici la fin d'année : barre antiroulis arrière modifiée et ressorts de suspension plus souples. L'arrière est plus stable, la caisse gagne en confort et en précision.
ConclusionAlors, on va tenter de se mettre totalement subjectivement à la place d'un acheteur potentiel. « La Mini est mieux car c'est un vrai cabriolet, bien fini, etc. La Smart est plus rikiki et ceci cela, la C3 Pluriel et la New Beetle sont plus spacieuses, nanana. on s'en fout, nous on veut une Fiat 500, ce sera donc une 500C un point c'est tout ! ».
L'entrée de gamme 1.2 essence Start&Stop (finition Pop) est facturée 14 200 euros, (et 16 000 euros en version diesel 1.3 Mjet 75 ch) soit 2500 euros de plus que la berline, mais équipée de série des radars de recul car la visibilité arrière est nulle lorsque l'auto est décapotée.
Pour 2000 euros supplémentaire, nous conseillons vivement le deuxième niveau de finition « Lounge », qui offre le bon compromis entre look sympa (jantes alu 15 pouces, antibrouillard, insert chromés), confort (air conditionné, sièges conducteur réglable en hauteur) et praticité (rétro électriques, commandes au volant). Ce qui porte l'addition à 17 900 euros (+ 900 euros pour la boîte Dualogic).
Enfin, la finition haut de gamme Rock complète l'équipement standard avec une sellerie cuir, un système de navigation et une climatisation automatique.
Par Stéphane Capela le 20/08/2009 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai Fiat 500 1.4 Dualogic
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