Essai BMW Série 6 Cabriolet Cabriolet
Le coupé arrivera plus tardPas de panique, vous n'avez rien loupé. Cette troisième génération de Série 6 (la précédente datant de 2004 et la première... de 1976) sera d'abord commercialisée en version cabriolet, au printemps. Le coupé, lui, arrivera plus tard, à l'automne, pour coller plus logiquement au rythme des saisons.
Plus long (+ 7 cm), plus large (4 cm), ce nouveau modèle fait appel aux dernières innovations de la marque, dont la plupart deviennent alors inédites sur une carrosserie découvrable : connaissez-vous beaucoup de cabriolets à quatre roues directrices ? Nous, aucun !
Sans son, ni pollutionPassons sur les innovations plus ou moins utiles comme l'alerte de franchissement de ligne, la détection d'usagers dans l'angle mort ou la lecture des panneaux de limitation de vitesse sur le pare-brise, et saluons les progrès réalisés en termes d'émissions de CO2.
Privée de diesel pour le moment, la Série 6 propose en entrée de gamme un six cylindres turbo de 3 l au rendement impressionnant : 320 ch mais seulement 7,9 l aux 100 km, c'est mieux qu'une Renault Clio RS, 117 ch moins puissante et 640 kg moins lourde !
Pour ce premier essai, nous avons toutefois opté pour le joyau de la gamme : la 650i, dotée d'un V8 biturbo à injection directe de 407 ch, déjà rencontré sous le capot du X6.
Capote fermée...Capote fermée, le « glouglou » du V8 s'entend moins qu'à bord du gros SUV de la marque. Passer en position Sport permet d'amplifier légèrement la sonorité (notamment à la décélération ou au passage des rapports), mais aussi de dynamiser la gestion de boîte, la fermeté de la direction, ou celle des suspensions avec l'option Adaptative Drive à 4 000 euros.
Quel que soit le mode choisi, le discret V8 catapulte la Série 6 vers l'avant, dès 1 500 tr/min, et ne montre aucun signe de fatigue jusqu'à la zone rouge. Il faut alors se pincer ou regarder le compteur à deux fois pour croire à la vitesse lue après quelques secondes d'accélération, car ni le niveau sonore, mesuré, ni les bruits d'air, absents, ni l'accélération, linéaire, ne nous indiquent un tel rythme.
Elle préfère la ouateEn virages, la Série 6 reste fidèle à la réputation BMW : efficace, imperturbable. C'est moins le cas du ressenti : direction sans consistance, suspension lâche sur les bosses et freinage peu mordant n'invitent guère à brusquer l'engin, même lorsqu'il est doté de l'option quatre roues directrices (2 000 euros). Ces dernières se révèlent plutôt plaisantes en ville, puisqu'elles améliorent le diamètre de braquage et rendent plus maniable ce cabriolet long comme... une Série 5 break !
Par Mathieu Sentis le 17/02/2011 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai BMW Série 6 Cabriolet
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