Essai Audi RS 5 V8 4.2 FSI
A fond les décibels !Bien calé au fond de mon siège baquet, les mains agrippées sur le volant en cuir perforé, les bottines posées sur le pédalier en alu, le regard perdu sur le tachymètre gradué jusqu'à 320 km/h, je suis prêt à conduire le plus virulent des coupés A5 : j'ai nommé le RS 5.
Machine à sensationsUne pression sur le bouton "Start Engine" et le moteur se réveille dans un bruit sourd, à vous donner la chair de poule. Ce V8 atmosphérique, extrapolé de la R8, développe ici 450 ch... à 8250 tr/min ! Des régimes de rotation que seuls quelques supercars sont capables d'atteindre aujourd'hui.
Les premiers kilomètres en agglomération me font apprécier la grande douceur de la voiture. La boîte à double embrayage S-Tronic enchaîne les sept rapports sur le couple, sans le moindre à -coup et je me laisse bercer par le doux ronronnement de la mécanique. Mais une fois sorti de la jungle urbaine, la RS 5 se métamorphose en fauve roulant. Pied au plancher, la hargne de son V8 me plaque contre le siège pendant que l'échappement régale mes tympans. En seulement 4,6 secondes, la RS 5 a déjà franchit la barre des 100 km/h. En moins de 10 secondes, mon carton rose ne tient plus qu'à un fil, mais quel pied !
Comme sur des railsRapide en ligne droite, l'Audi RS 5 ne démérite pas lorsque la route se met à tourner. Bien aidée par sa transmission intégrale Quattro, elle enchaîne les virages avec tellement de facilité que l'on a la sensation de rouler sur des rails.
Sur le plan dynamique aussi, la RS 5 offre un réel plaisir de conduite. Le châssis est d'une grande agilité, la direction vive et précise et les freins en carbone/céramique (en option à 7200 euros) sont infaillibles même après plusieurs freinages appuyés. Bref, la RS 5 frise la perfection même si certains lui reprocheront l'absence de boîte mécanique.
Belle gueuleMême à l'arrêt, l'Audi RS 5 en jette avec sa carrosserie bodybuildée, ses grandes jantes de 20 pouces anthracite (en option à 1930 euros), son becquet arrière déployable et ses deux grosses sorties d'échappement. Avec elle, aucune chance de passer inaperçu auprès de la marée chaussée.
L'habitacle est plus classique, plus luxueux mais les deux sièges baquet à l'avant et les touches de carbone sur la console centrale et les contre-portes donnent le ton. La RS 5 n'est pas là pour amuser la galerie !
Par Julien Sarboraria le 10/06/2010 - Source : 321auto
Commentaire sur l'essai Audi RS 5 V8 4.2 FSI
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