Conseil achat et vente

Voiture sans permis, pour quoi faire ?

Mise à jour le 13/05/2014 par Lameuse Christian

Avec la multiplication des radars sur nos routes, le risque de perdre des points, voire de subir une suspension du carton rose, s’est considérablement accru. Entre autres conséquences, les voitures sans permis ont connu un essor sans précédent ces dernières années, tant dans la filière de la location qu’en termes de ventes.

 

Ce que dit la loi

Selon le code de la route (article R311-1), une voiture sans permis est un quadricycle léger à moteur présentant les caractéristiques suivantes : poids à vide inférieur à 350 kg, vitesse comprise entre plus de 6 km/h et 45 km/h, puissance n’excédant pas 4 kW. Comme les scooters, de tels véhicules peuvent circuler sur tous les axes routiers, sauf sur les voies express et autoroutes. Le conducteur n’est pas tenu de porter un casque, mais il est soumis au port de la ceinture de sécurité. Un seul passager peut s’installer à bord. S’il s’agit d’un enfant de moins de 12 ans (ou dont la taille est inférieure à 1,50 m), celui-ci doit prendre place dans un siège pour enfant agréé. Aucune restriction ne s’applique si vous êtes né avant 1988. En revanche, si vous êtes né entre 1988 et 1996, vous devez être titulaire du Brevet de sécurité routière (BSR). Enfin, tout conducteur étant né en 1997 ou après doit avoir 16 ans révolus et posséder le permis de la catégorie AM (équivalent du BSR).

 

Qui peut être concerné ?

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière a fait ce constat : en 2010, le nombre de conducteurs de voitures sans permis était estimé à 450 000 sur 37,5 millions d’automobilistes, contre 400 000 sur 36 millions deux ans plus tôt. On observe donc une hausse constante de cette population. Parmi cette catégorie, 70 % n’avaient jamais été détenteurs du carton rose. Quant aux autres, soit ils disposaient d’un permis inadapté pour leur catégorie de véhicules (généralement des deux-roues), soit ils avaient perdu leur permis à la suite d’une ou de plusieurs infractions. Quant au profil des utilisateurs, il s’agit surtout de jeunes de 18 à 25 ans et de personnes âgées (75 %).

                                                                                                      

Quels avantages ?

Une voiture sans permis permet à une personne non titulaire du carton rose d’acquérir ou de conserver une certaine indépendance, du moins pour effectuer des déplacements de courte distance. Parmi la clientèle, on retrouve ainsi en tête les personnes âgées, talonnées par les jeunes. En ce qui concerne l’utilisation, ce type de véhicule est très prisé en ville, où il offre un grand confort de conduite et de stationnement du fait de ses dimensions réduites, mais aussi sur les petites routes de campagne, où il pallie la rareté ou l’absence de transports en commun. Pour un usage ponctuel, des formules de location, assez chères cependant, sont proposées. Pour un usage prolongé, l’achat s’avère plus rentable, sachant que la demande en modèles d’occasion est soutenue, et que la revente, ultrarapide, n’entraîne pas trop de décote.

 

Constructeurs et tarifs

Sept fabricants se partagent le marché. Au premier rang figure Aixam, leader en France et en Europe, avec une gamme plutôt riche et variée. En 2013, il fêtait ses 30 ans d’existence en proposant une nouvelle gamme baptisée Vision. Viennent ensuite Microcar, qui s’est distingué sur ce créneau par son travail en matière de sécurité, et Ligier, la référence, dont le catalogue est composé de quatre gammes. Les trois suivants sont JDM (Sevencars), Chatenet, Bellier et Casalini. Il faut compter entre 8 000 euros pour un modèle d’entrée de gamme et 12 000 à 13 000 euros pour un modèle huppé.

 

 

Bon à savoir

• Tout utilisateur d’une voiture sans permis doit obligatoirement souscrire une assurance.

• Ce type de véhicule n’étant pas soumis au contrôle technique, il convient de procéder à une première révision autour de 1 000 kilomètres, puis aux suivantes tous les 5 000 kilomètres.

• N’oubliez une alternative intéressante, la location, autour de 400 euros par mois.